Katerina - Vampyrs [Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Féminin
Votre âge : 28
Métier : Noble
Localisation : La Citadelle
Rang : Maîtresse
Messages : 2
Katerina

Ven 18 Mar 2016 - 4:19



Katerina Ivanovna





Informations générales

Prénom : Katerina
Nom : Ivanovna
Race : Vampire
Sexe : Féminin
Âge : 4999 ans
Rang : Maîtresse
Métier : Noble
Préférences sexuelles : Hétérosexuelle



Physique

Taille : Un mètre soixante-quinze.
Poids : Soixante et un kilogramme.
Couleur des yeux : Noisette
Couleur des cheveux : Blond vénitien.

Description :
Je ne me lancerais pas de fleurs en disant que j'ai un charisme écrasant et une prestance qui incite à se retourner sur mon passage, mais c'est le cas. Noble de naissance sur mes terres d'origine, j'ai conservé ce maintient aristocratique et protocolaire, qui confirme aujourd'hui la place que j'ai gagnée dans ce nouveau monde, en dehors de la renommée de mon nom. Je ne me plains ni de ma taille, ni de ma stature générale. Cette carrure me permet d'avoir une certaine hauteur sur le monde qui m'entour et de le juger à ma manière. Parfois un peu trop durement envers certains pour en exiger l'excellence. Elancée mais bien formée dans mon ensemble, mon corps est finement taillé tout en volupté, sans grossièretés mais juste assez pour rester agréable à regarder. Après tout ne dit-on pas dans les légendes et mythes - même si le mythe est réel - que les vampyrs ont tous les charmes et toutes les odeurs pour mieux rendre ivres les humains qui les côtoient ?


J'ai toujours regretté de ne pas avoir les yeux d'un rouge profond, aussi sombre et coloré que le breuvage dont je ne peux me passer à présent, au lieu de ça, j'ai écopé d'un regard noisette. Plus banal certes mais qui ne manque pas de charme pour autant. D'un marron parfois doré, celui-ci captif de par son éclat mais intimide également. Il trahit parfois mon arrogance, la vanité dont je suis capable de faire preuve, comme la passion dont je suis capable de faire preuve lorsque l'intérêt se transforme en quelque chose de bien plus profond. Alors oui, d'une certaine manière, mon regard peut être facile à déchiffrer, encore faut-il être sur de ce que je dissimule réellement, pour en comprendre tous les subtilités.


Un nez droit et une mâchoire anguleuse soulignent une bouche aux lèvres colorées et charnues. Tantôt sévère, tantôt adoucis par la satisfaction d'avoir mordu, ma bouche que se révéler aussi tranchante que les Cros qu'elle dissimule. Pourtant elle sait être tentatrice pour les autres, lorsqu'un sourire sincère s'y étire. Les paroles sont un poison aussi âpre et douloureux que peut l'être tout autre chose. Je l'ai bien vite compris, et appris à manier la verve, les intonations aussi, de différentes manières, pour subjuguer quiconque serait assez proche du secret que je tente de dissimuler.
L'ensemble de mon visage est encadré par une chevelure longue aux boucles souples, parfois indomptables. D'une couleur blonde parfois miel, ils m'arrivent rarement de les attacher, préférant les laisser libre de toutes entraves. Sans doute une rébellion involontaire de toutes ses années humaines, où le chignon était de rigueur.


Généralement habillé avec élégance, dans des robes parfois ajustées jusqu'aux hanches, celle-ci s'accompagne de bijoux, de fantaisie mais jamais à outrance, car seule la sobriété lui convient réellement, à défaut de l'opulence.

Mental

Trois qualités : Vive - Passionnée - Cultivée.
Trois défauts : Arrogante - Impulsive - Possessive.

Description :
Il est difficile de s'expliquer soi-même, alors que dire.


Bien éduquée par des années de vie à la cour, protocole, raffinement et bonnes manières étaient les mots les plus forts dont j'ai souvenir. Aujourd'hui, ils n'ont pas réellement changé. Ils ont seulement évolué car le monde n'est pas le même, ses coutumes également. J'ai dû m'adapter mais certains traits de ma personnalité ont résisté. Je n'en reste pas moins, passionnée par la vie, ce qu'elle révèle et nous permet de découvrir, les épreuves aussi qui se mettent sur notre route mais qui aujourd'hui m'épuisent. M'effraie parfois, car j'ignore si j'aurais encore la force de les surmonter. Je n'en montre rien, encore moins lorsque mes fils et filles sont présents - je n'ai nullement l'intention de les encombrer de tourment inutile -, cependant seule dans mes quartiers, je me surprends songeuse et inquiète de l'avenir.


Vive par la parole, j'aime la joute verbale lorsqu'elle est parfois sous cape, provocatrice et évocatrice. Promesse de bien plus, tel un hors-d'œuvre habilement préparé. La vie est plaisante mais la lassitude fait qu'aujourd'hui celle-ci me semble fade, incertaine et longue... tellement longue. Pendant un temps j'admets voir prit plaisir à me cultiver davantage sur ce monde, une soif différente de celle du sang mais tout aussi enrichissante, plaisante et j'avoue qu'elle m'a passée de nombreuses années, enrichissant vocabulaire, mes certitudes sur la bestialité des lycans mais aussi la possibilité que certains ne soient pas entièrement mauvais. Pour ne pas en avoir eu la preuve de mes propres yeux cependant, j'attends encore ce qui me fera changer d'avis, si tant est si bien que cela soit possible. Peut-être Est-ce la nouvelle quête des millénaires à venir ? À m'entendre, j'ai encore l'impression que je me cherchais et cherche avec la place qui est la mienne dans ce monde de noirceur.


Et de la noirceur, j'en ai également. Pour avoir longtemps été au bord de la folie, je reste vigilante et prudente lorsque je me nourris à la gorge d'un humain, d'un lycan. Je me refuse de perdre la raison de nouveau. Alors, en défense il m'arrive d'être hautaine, sarcastique, puis c'est resté. Je ne suis pas entièrement imbuvable bien sûr, je sais être juste et équitable, lorsque l'impulsivité ne me gagne pas pour un désir, une phrase, un besoin quelconque. Possessive, je deviens capricieuse parfois si l'attachement devient plus grand et plus profond que prévu... Femme, mère et chef de clan, je me dois d'être exemplaire. Pour les miens et ce que j'ai de plus précieux.




Mon histoire

♦ Prologue ♦


Bien qu'étant un vampyr depuis maintenant de nombreux siècles, de nombreux millénaires même, les années ont fait que la mémoire s'effrite, ne laissant derrière elle que des saveurs, des brides de souvenirs flous, imprécis, embelli ou bien aggravé en comparaison à la réalité qu'était la vie à cette époque. Une époque si lointaine, qu'il me faut repousser si loin mon esprit, qu'il en est à présent douloureux.


♦ Chapitre I ♦
La mortelle


La date exacte de ma naissance est oublié depuis bien longtemps, je me souviens uniquement être née à une époque d'opulence où le faste était à l'image de la magnificence. La France à cette époque, au cœur même de la capitale, était un endroit où la civilisation privilégiait son confort de vie et sa propre évolution contrairement à celle d'une technique quelconque. Primaire et rustique la vie y était dure et éprouvante pour ceux n'ayant pas eut la chance de naître parmi les haute-couche de la société. Pour d'autres, elle était chargée de richesse, de fête démesurée mais aussi de complot. J'ai eu la chance de naître en faisant partie de la seconde catégorie.


La vie se poursuit à travers la démesure d'un roi qui deviendra légendaire, son emblème solaire indissociable à son époque ainsi que le développement de nouvelles architectures grandioses et innovatrices pour le siècle en question. La jeune femme que j'étais à l'époque, coutumière de la cours pour être la cousine du roi, avait grandis entre les murmures et commérages. La cours. Terrain de chasse de mon cousin mais aussi de l'ensemble de ces dames. Rire sous cape, œillade en coin, sourire dissimulé sous un éventail de dentelle, tant de manière qui me servent aujourd'hui à la Citadelle. Finalement, rien n'a changé. La course au trône est similaire et fortement dissimulée, les préjugés semblables quant à la badinerie, celle-ci est identique bien que plus lourde de conséquence sur les terres asséchées de ce monde plongé dans la noirceur d'une nuit sans fin.


Sans me souvenir quand exactement, j'ai été dans l'obligation de me marier. J'ignorais à ce moment-là que je ne reverrais jamais les trois enfants qui furent les miens lors de mes années mortelles. Deux fils est une fille qui mourra en couche. J'ai aimé l'homme qui fit de moi sa femme, me semble-t-il, mais les souvenirs de mon temps vécu en tant qu'humaine reste si flou et vague que je ne suis sûr d'aucune parole. Moins d'un ans après le décès de ma fille, c'est au cours d'un voyage, qu'il est apparu et qu'avec lui, le monde des hommes s'éloigna pour finalement n'être qu'un souvenir, bride d'un rêve, d'une vie qui semble n'avoir jamais vraiment existé. Victor. Ce nom résonne encore en moi comme un écho comparable à une alerte, une mise en garde. Après tout, il n'était pas humain.
Il fit de moi son esclave, son amante, sa confiante, puis avec le temps les sentiments s'en mêlèrent. Tout allait trop vite, ce changement de vie radicale, comprendre et surtout accepter que ces créatures du diable n'étaient nullement le fruit d'une imagination débordante mais bien réelle et dangereuse. Accepter cette réalité, aussi incroyable fut-elle, me prit bien du temps, réalisé que j'étais devenue ce que les esclave noirs étaient aux commerces fut tout aussi éprouvant. Pourtant ce fut Victor qui eut la bonté d'adoucir mon quotidien, l'égayer aussi de sa compagnie, de son enseignement. J'avais depuis mon arrivée sur les terres d'Erèbe, comprit que l'immortel était un noble en terre exilée afin de faire fleurir son commerce et ses terrains.


Finalement, à l'aube de mes trente ans, l'immortel qu'il était, m'offrit le plus tangible des souvenirs de ma vie humaine. Sa morsure. Non pas celle dont il s'abreuve pour en extraire la liqueur, non... celle cruelle qui ôte la vie pour mieux la faire renaître. La sensation de ses Cros planté en moi et de la vie me quittant est encore un souvenir frais dans ma mémoire, sans doute le plus limpide que tous les autres liés à mon existence en tant qu'être humain. Certainement, puisqu'il en est le dernier.


♦ Chapitre II ♦
La bête


Depuis ce jour, j'ai connu tant d'époque, de guerre, d'épidémie, de confrère buveur de sang, que je m'étonne encore que notre existence ne soit pas réellement un fait établi aux yeux du monde, même si les miroirs sont consciencieusement gardés.
Peu après ma transformation... j'ai changé. La soif. Cette soif incontrôlable de sang, de se sentir si puissante m'a rendu folle. Les années d'un jeune vampyr sont certainement les plus incoercibles. Libre de toute mesure, j'admet avoir pendant un temps perdu pied, enivrée par cet élixir d'un rouge carmin. Humains et lycan y sont passés. Vivifier par les litres de sang dont je venais de m'abreuver, je n'avais aucune penser pour les êtres que je venais de tuer sans le moindre sentiments de culpabilité ou de tristesse. Ils n'étaient qu'un repas... le premier d'une très longue, longue série. Je ne remercierais jamais assez Victor d'avoir su être présent pour m'éviter de plonger dans la démence de ces années folles. Sa patience, son amour - alors même que j'étais devenue, ce que je qualifiais de bête à l'époque - il a continué à me soutenir.


Je me sentais si forte, si vivante alors que je venais pourtant de mourir ! Quel paradoxe ! Grisant, il n'y avait pas d'autre mot pour expliquer ce que je ressentais à ce moment-là, ce changement était à la fois le plus bénéfique et le plus nuisible de toute ma vie. Les premières années furent le plus gloutonnes que je connues. Sanguinaire même, je ne vivais que de la chasse et du plaisir de boire du sang chaud dans les veines encore palpitante de l'humain qui avait espéré vainement m'échapper. La mesure apporté par mon créateur cependant, m'avais tout de même apprise à leur laisser la vie sauve, en comprenant maintenant qu'elle denrée précieuse ils représentaient.
Voyager de cité en cité, fut plus compliqué que je ne le pensais, même pour une jeune vampire en pleine possession de ses moyens. La tentation était partout, les senteurs édulcorées chatouillaient mes sens à mesure que les villages approchaient... Je prenais un plaisir à jouir de cette nouvelle vie, de ce contraste saisissant avec la femme fade et basique que j'avais pu être avant. A l'heure d'aujourd'hui, je peux clairement dire que j'ai eu le pouvoir qui m'est monté à la tête, que je suis simplement devenu folle de ce liquide rouge vif et pour lequel j'étais devenue dépendante. J'étais imprudente et à cette étape de ma vie, j'aurai pu laisser bon nombre de rumeur derrière moi.


Victor s'occupa de me redonner raison, me faire comprendre que vivre ainsi ne serait bon pour personne en ces terres lugubres. Il lui fallut bien des mois pour réussir sa tâche et ainsi me faire admettre mon égarement. Je me rendais compte du nombre de vie que j'avais prise inutilement. On récolte que ce que l'on sème.
Ces mots m'ont marqué et je dois bien être honnête, ils ne sont que vérité. La preuve en est avec les cinquante années suivantes. La frénésie du sang, de la barbarie et de la cruauté sans nom dont j'avais fait preuve en tant que jeune vampire, me rattrapait. M'ont semi brisé aussi. Avoir tué les humains que j'avais moi-même connue en tant que telle, les nombreuses vies que j'avais prises sans nécessité, juste pour le plaisir de tuer - d'avoir une giclée de sang - tout me tomba dessus à l'instant même où cette soif sembla s'apaiser.
Erreur.
J'ignore réellement combien de temps, j'ai dû tenir sans boire de sang tant les heures, les minutes, les secondes me semblaient être des décennies... Ma notion de temps, lors de cette torture infernale, était entièrement faussée. Je passais mes journées à apprendre et connaître ce monde plus en détails. Sa langue, ses traditions et cultures, ses religions et formes de vies différentes mais non moins attrayante - mais surtout - pour chasser de mon esprit toute envie d'un certain élixir pourpre. Ce ne fut pas sans mal, je le reconnaît mais j'y suis parvenue. Aujourd'hui, bien que calmé, adoucis avec l'âge et l'expérience de la vie, je ne reste pas moins un non mort, avide de tradition, de chasse.. Néanmoins, la peur de la déchéance de nouveau, me pousse à ne surtout pas traquer une proie... La rechute serait certainement fatale. Ni la soif, ni même la culpabilité ne c'est effacé avec le temps, mais j'appris à la contrôler. A me modérer, pour mon plus grand soulagement et celui de Victor. Je n'avais pas encore compris les projets qu'il avait pour moi à ce moment-là.. ceux qui me permettrons ensuite de m'élever et dissimuler au mieux que je n'étais qu'une humaine, il y à quatre mile neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf ans de cela.


♦ Chapitre III ♦
La femme


Vierge de tout homme sur les terres d'Erèbe, il m'avait choisi moi pour être sa moitié. Sa femme. D'abord surprise, il y eu ce moment de refus, d'incertitude aussi car comment moi, ancienne humaine pourrais-je prétendre à une fin si honorable avec un vampyr de noble lignée ? Je n'y croyais pas, pour tout dire, j'avais dans un premier temps cru à une mauvaise farce, risible et humiliante de sa part pourtant... il n'en était rien. Je connaissais ses sentiments, les miens pour lui également. Tant d'années communes, forgent les cœurs et les joignent parfois. C'était le cas et après un temps de réflexion, je ne pus qu'acquiescer à sa demande. Je devenais ainsi une noble à mon tour, par alliance certes. Ainsi je n'avais plus à craindre de mon passé en tant qu'humaine dans ce monde. D'autant que personne n'était au courant... tout ceux qui m'avais un jour connu de mon "vivant" avaient péris lors de mes heures en tant que jeune vampyr.
Je devinais que tous n'était cependant pas mort de mes mains, ainsi l'homme qui faisait de moi aujourd'hui sa femme avait également eut la délicatesse de prendre les devants.


Ainsi commencèrent mes années de noblesse, d'épouse, de femme. Gérer les terres, son domaine également. Une vie simple mais bien différente de tout ce que j'avais connu jusque là. Mes nombreuses années à la cour française m'avais parfaitement préparé pour ce rôle. Pour les quelques visites qui nous faisons à la Citadelle afin de revendre au mieux l'exploitation de notre patrimoine... qu'il soit de simple bijoux, jusqu'à la présence d'esclave. Les siècles, les millénaires filèrent plus vite que je ne l'aurais crue, malgré ça, je tenais à compter chaque année pour me souvenir continuellement de la vie que je menais alors lorsqu'il fut plus difficile d'être certaine de mon âge, de mes actes, de mes erreurs aussi, il me viens le lubie de tenir un simple journal. Récit exotique d'une vie anormalement longue. Celle-ci comptais aussi bien les brides que j'avais de ma vie humaine, jusqu'aux déboires de ma vie d'immortelle, afin que jamais je n'oublie qui je suis et qui je fus. Grâce à qui j'en suis là aujourd'hui.


Après deux-mile cinq-cent-huis ans d'existence et alors que tout semblait presque paisible, on le l'arracha le plus brutalement possible. Les conflits entre races sont ce qui transforment une personne, la façonne, tout comme ses évènements qu'elle à parcouru dans sa vie. Jamais je n'avais eu de rancœur pour un lycan, ni même pour un mahrs que je trouvais parfois agréable, autant pour la conversation, leurs cultures et leur magie. Humaine déjà, j'avais un minimum de considération pour autrui, je l'ai perdu puis retrouvée une fois mes heures sanguinaires écoulées... aujourd'hui, je n'aurais aucune pitié. Par rancœur. Par amertume. Par tristesse sans doute, pour tant de raisons et de sentiments différents qui font que jamais, ô grand jamais, je pardonnerai à ces cabots de bas étages.
Les révoltes, les gênes, un besoin de conquête, appelez cela comme bon vous semblez... Un bain de sang éclata non loin de nos terres et Victor dût y prendre part, car il était dit que des lycans s'approchaient trop près du village. Je l'ai su, avant même qu'il ne dépose ses lèvres sur les miennes, avant même qu'il ne franchisse la porte du domaine. Il ne reviendrait jamais. Désemparée, lorsque la nouvelle tomba avec tant de force et de certitude alors que ce doute, cet espoir restant tant présent... je me retrouvais seule, veuve d'un homme que j'avais toujours cru impossible de voir mort. Pourtant.. C'était bel et bien sa dépouille que j'avais sous les yeux. Pendant longtemps, j'ai espéré la magie des mahrs plus puissante qu'un souffle de vie alors qu'il n'en était rien. Pendant longtemps, j'ai espéré le revoir franchir les lourdes portes de fer, jamais leur grincement se firent entendre. Pendant longtemps, j'ai espéré sentir son souffle sur ma peau, sa bouche courir la rondeur d'un sein, mais seul le froid faisait frissonner ma peau.


Alors il me fallut accepter. Victor était mort et bien que nos années de vies communes m'avaient permis de gagner en influence, en connaissance.. le vide subsistait. Incommensurable.


♦ Chapitre IV ♦
La mère


La mort de Victor bien que maintenant plus atténuée par les années reste encore un souvenir brûlant de rancœur et difficile à accepter... je peux au moins être satisfaite qu'il l'est rendu plus douces en ayant eut le temps de m'offrir des enfants. Je n'avais déjà pas eut l'occasion de connaître ceux que j'avais eut durant ma vie de mortelle, alors pouvoir enfanter de nouveau avait quelque chose de grandiose. Ainsi, les fils et les filles que j'avais eut de mon temps avec lui, pourraient ainsi continuer de faire perdurer le nom des Ivanovna, grandement connue sur les terres du nord. Peu d'entre nous vive sur ses terres gelées, difficiles d'accès où les cultes à la déesse de l'hivers sont encore très vif dans l'esprit des gens. Aujourd'hui, je représente l'emblème de mon clan, pour en être la plus âgée, la plus instruite aussi - chose que j'inculque petit à petit aux enfants qui sont les miens, avec cette même patience dont avait fait preuve Victor à l'époque.
Finalement, ses vampyrs crées de cette unions, avaient été les enfants de ma vie, aussi paradoxalement que cela puisse être. Je les avais fait naitre, les avaient éduqués et appris à se nourrir, pour finalement les regarder prendre leur envole. Comme tout parents. Je savais bien sûr qu'ils ne seraient pas les seuls buveur de sang que je créerais durant ma vie infinie, néanmoins ils étaient ce qu'il me restait de plus précieux, au Delas même de ma propre existence. Certains m'ont quitté pour entreprendre leurs rêves, leurs ambitions en allant jusqu'à la Citadelle, d'autres encore s'amuse à découvrir ce monde en le sillonnant, mais beaucoup restent à la demeure familiale. Noyaux central de tous ceux faisant parti de cette famille vieille de bien des millénaires maintenant. J'ignore d'ailleurs si mon tendre époux avait vécu autant de temps avant mon arrivée, depuis combien de temps vivait-il ? Etait-ce un besoin de compagnie qui l'avait au départ animé, au point de venir chercher parmi les hommes, une femme potentielle ? L'éternité est donc si longue ?


Gérant le domaine des Ivanovna, il m'est arrivée à plusieurs reprise de me rendre à la Citadelle pour commercer l'ensemble de nos richesses, pour trouver aussi de quoi apporter fraicheur et nouveauté dans les draps de certains quand ce n'était pas pour la satisfaction d'une boisson exotique. Fière de ce que je suis devenue, je n'en reste pas moins humble, car la crainte que l'on découvre un jour mon plus grand secret est toujours aussi virulent. Cependant, existe-t-il encore quelqu'un de vivant lors de cette époque, qu'il soit vampyr, lycan ou bien marhs... ? Je l'ignore et m'emplois à chercher les moindre relique de ce temps là, afin que nul ne sache.


Visitant de nouveau les ruelles de la Citadelle, il est facile de remarquer l'ensemble des personnes présentes. Parfois des visages familiers gratifier d'un sourire, d'autres d'un signe de tête. Néanmoins ces visites sur les terres maitresses de nos seigneurs ne sont qu'éphémères. Pourtant je reconnais avoir rapporter quelques souvenirs de l'endroit.. humains bien sûr, car nul lycan posera ses pattes sur mon domaine. Sous peine de ne plus entendre le loup hurler à la pleine lune. J'en fais le serment. La rancœur est tenace, hostile et contrairement à ce que je pensais, il y a de ça, bien longtemps maintenant... boire à la source serait certainement plus tolérable que de m'approcher d'un lycan, qui là... ferait renaître en moi ce vampyrs bestiale de ma tendre jeunesse...
Vous voilà, prévenu.


♦ Epilogue ♦




Avec les le temps, les gens changent, murissent aussi et je dois bien admettre qu'en relisant le journal de ma vie comme un ouvrage datant d'un autre âge, d'une autre époque, je me prends à sourire. Nostalgique, les souvenirs de ces moments sont bien lointains. En me donnant l'immortalité, Victor à fait de moi, l'être que je suis aujourd'hui, mais avec cela, il m'a également conduit à une vie sans fin... longue au point d'en être épuisante et lassante. Ai-je donc trop vécue ? Ai-je encore à apprendre ? Ai-je encore à enseigner ? Ai-je encore d'autres épreuves à vivre et surmonter ? D'autre cœur à connaître ?

Tant de question sans réponse, tant d'incertitudes. Cinq-mile-ans. Cinq-mile longues années de vie d'ici quelques mois, les autres seront-elles semblables ? J'espère uniquement comme Victor l'avait très certainement fait, ne pas passer l'éternité seule. Bien que mes enfants soient présent et nombreux pour rependre notre nom et notre influence, il n'en ait pas moins que mon cœur se fane. Vivre sur l'île d'Orya est un bonheur pour quiconque rêve de tranquillité loin de l'effervescence de la cour, pour quiconque rêve de fraicheur mordante ... mais aujourd'hui j'ai peur. Peur que ses terres glaciaires n'assèche ce cœur a peine palpitant dans ma poitrine. Vivre, ressentir, toucher, aimer, tant de chose que je n'ai connue que pour mieux les perdre si brutalement.. alors j'estime et espère avec désespoir et désillusion, être capable un jour de trouver une seconde moitié pour me redonner vie.




100x100

Votre âge :

26 ans

Expérience du RP :

Pas mal d'années maintenant ^^"
100x100

Vous engagez-vous à respecter le règlement ?

Oui !
100x100

Une remarque, une question, une suggestion ?

Ma foi, je n'ai rien à ajouter, le forum est bien tel quel !




© By A-Lice sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Féminin
Métier : Multiples professions
Localisation : L'Erèbe
Rang : A voir
Messages : 7
Esclave
Sambre de Vermeer

Ven 18 Mar 2016 - 12:09
Bienvenue ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Masculin
Messages : 22
Maître
Konrad

Ven 18 Mar 2016 - 12:33
Priviet, toi.

Tu n'es plus à une année près, non ?

Mais alors toi, en l'occurrence, tu es vraiment très, très vieille. è_é
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Féminin
Métier : /
Localisation : Le Creuset
Rang : Esclave
Messages : 481
Esclave
Eylin

Ven 18 Mar 2016 - 13:05
Bienvenue à toi :)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Masculin
Messages : 72
Maître
Sojiro Seta

Ven 18 Mar 2016 - 14:53
Faut faire une party à son anniversaire 5000ans ça se fête haha. Bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Féminin
Votre âge : 28
Métier : Noble
Localisation : La Citadelle
Rang : Maîtresse
Messages : 2
Katerina

Dim 20 Mar 2016 - 15:24
Merci pour vos petits mots d'encouragement !
Quant à mon âge, il sera l'occasion d'un rp de groupe qui sait ? xD

Ma fiche est en cour, je la poste petit à petit, en espérant qu'elle vous séduise.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rang : Maître du Jeu
Messages : 392
Maître du Jeu
Erèbe

Mer 22 Juin 2016 - 22:33
Bonjour,

Des nouvelles pour ta fiche ? Est-elle terminée ?
Revenir en haut Aller en bas
http://erebe.nightforum.com
avatar
Rang : Maître du Jeu
Messages : 392
Maître du Jeu
Erèbe

Jeu 28 Juil 2016 - 19:35
Pas de nouvelles depuis plus d'un mois. J'archive cette fiche.

L'ancienne administration n'ayant pas fait son travail à l'époque. Si tu veux toujours revenir sur Erebe, tiens moi en informé.
Revenir en haut Aller en bas
http://erebe.nightforum.com
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Katerina - Vampyrs [Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)
» Azur, adorable petite boule de poils bleue. (Terminé. )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les Archives d'Erèbe :: Le Livre des Noms :: Vestiges-
Ouvrir la Chatbox