[Lycan ] Magena

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Esclave
Magena

Mar 16 Fév 2016 - 1:50



Magena Mormacil





Informations générales

Prénom : Magena, la lune montante
Nom : Mormacil , l’Épée noire
Race : Lycan
Sexe : Femelle
Âge : 18 ans, n’a pas cessée de vieillir
Rang : Esclave
Métier : s/o
Préférences sexuelles : N’a d’yeux que pour les mâles



Physique

Taille : 1m67
Poids : 52 kilos de muscles et d’attributs féminins.
Couleur des yeux : Maron tirant sur le carmin
Couleur des cheveux : Noir

Description : En la regardant de loin, son allure élancée ainsi que ses membres délicats qui semblent être plus longs qu’ils ne le sont réellement, elle donne l’impression d’être plus grande que son mètre soixante-sept. La première chose que l’on remarque chez la jeune femme, c’est qu’elle possède une paire d'yeux aux iris hypnotiques. Si sombrent qu’ils paraissent sans fond, bien que ses perles chocolatées imitent parfaitement la brillance d’une flaque de sang. Il est difficile de les ignorer lorsque l’on la regarde car son regard est souligné par de volumineux cils noirs qui contrastent avec son teint.

Sa peau brillante et qui reflète la chair tendre de la pêche défie la réalité de l’hiver éternel dans lequel elle a toujours vécu. D’allure lisse et unie telle une toile vierge, la peau de la jeune femme comporte cependant quelques imperfections. Il y a bien sûr les cicatrices donnant du caractère à ses mains, celles qui démontrent tout ce qu’elle a dû apprendre à faire par elle-même, mais il y également une adorable tache de naissance en forme de patte d’ours sur l’intérieur de sa cuisse droite. Elle dégage un certain charme.

Évidemment, ses interminables cheveux noirs n’attirent que rarement l’attention puisque la jeune femme n’a jamais appris à s’en occuper. Se coiffer n’est absolument pas dans sa nature. Ses traits fins et discrets, qui n’ont jamais réellement été examinés par le passé, s'harmonisent très bien à sa mâchoire peu prononcée qui néanmoins se termine un menton découpé au couteau, aux fossettes qui apparaissent lorsqu’elle sourit ainsi qu’à son nez étroit au bout pourtant arrondi. D’ailleurs, il n’y a que deux parties de son corps que ne respectent pas les qualificatifs « fin» et «discret» : Ses énormes lèvres pulpeuses couleur cerise et sa poitrine.

Sous forme humaine, la jeune femme est presque entièrement imberbe, comme si la pilosité de son être n'était dédiée qu'à son pelage lupin. La louve quant à elle, arbore la même robe que son géniteur. Une magnifique fourrure deux tons; les poils courts sont d’un brun couleur terre tandis que les plus longs semblent pâlir, se teintant d’un gris d'argile.

Mental

Trois qualités : Déterminée, Débrouillarde, Généreuse
Trois défauts : Farouche, Impulsive, Têtue

Description : Magena est habituée à peu, elle se méfie de l’opulence. Depuis son jeune âge elle a dû apprendre à se débrouiller par elle-même et ses quelques connaissances et compétences l’ont rapidement obligée à profiter de a moindre miette qu’elle pouvait grappiller. Privée de guide, de mentor, la jeune louve n’eut d’autre choix que de rapidement apprendre à se fier à son instinct. Écouter ce que lui dictent les grognements primitifs de ses gênes. Ce n’est que grâce à eux qu’elle a pu survivre. Livrée à elle-même, n’ayant personne pour la protéger, Magena a développé un savant mélange de prudence et de courage. Elle a une confiance en soi inébranlable qui est cependant bien difficile à déceler tant elle est méfiante et suspicieuse face à l’inconnu.
La solitude extrême dans laquelle ce petit être a grandi fait en sorte que ses compétences sociales ne valent même pas celle d’une enfant. Que ce soit son vocabulaire aride ou sa notion de ce qui est acceptable, même les petits enfants humains élevés aux fins d’esclavage se comporteraient mieux qu’elle en société.
Il y a également, quelque part bien enfouit sous cette armure, un besoin d’amour et de tendresse commun aux enfants abandonnés. Cette lycan, qui n’a jamais vraiment quitté son univers de petite fille, n’a d’yeux que pour cette mère qui lui a été arrachée et elle chérit tout ce qui peut lui rester d’elle. Du simple poignard qui lui a permis de survivre aux quelques vêtements qu’elle a dû se résigner à porter lorsque ses habits d’enfant ne lui ont plus fait, elle les serrait contre sa poitrine tous les soirs en espérant la revoir.
N’ayant pas eu de figure parentale pour la rassurer et lui expliquer le monde, Magena ne s’est jamais débarrassée de sa peur viscérale des orages. Elle a apprivoisé seule le feu, les créatures sauvages et même la douleur, mais elle n’a jamais trouvé la force de faire la paix avec la violence de la nature.




Mon histoire

Au début, il n’y avait qu’elle.

Ses parents avaient courus à leur perte en luttant contre les autres races, vouant leur vie à la suprématie de leur peuple. Sa mère tomba entre les griffes des Vampyrs et sa perte fit sombrer son père dans la folie. Du jour au lendemain, elle se retrouva complètement seule. La colère viscérale transforma la douce jeune femme en louve hargneuse et même si elle avait toutes les raisons du monde de vouer une haine sans nom à ses prédateurs naturels, elle n’en fit rien. Au contraire. Elle choisit de se tenir le plus loin possible des conflits rongeant les peuples d’Érèbe et de se trouver une meute qui l’y aiderait.

Elle tomba sur eux en pleine chasse. Se nourrir de l’énergie sexuelle est une chose, mais rien ne plait davantage à un prédateur que d’assouvir ses instincts primaires. Sous forme animale, au-dessus du corps sans vie de sa proie, elle flaira l’odeur d’une meute. D’un petit regroupement. Ils vinrent au-devant d’elle et à sa grande surprise, loin de s’intéresser à sa prise, ils reprirent forme humaine. Ce fut comme un conte de fée. En moins d’une minute elle avait été séduite par l’alpha. Son corps humanoïde n’avait rien à envier à la splendeur de sa fourrure. Elle choisit de joindre leur rang autant pour les beaux yeux du leader que pour leur réputation. Ils étaient connus pour leur addiction à la chasse et aux contrats de protection qu’ils signaient. Ils ne traquaient pas les Vampyrs et c’était tout ce qui comptait.

Le mâle dominant et elle vécurent une romance digne de faire rêver toutes les femmes, mais la réalité la rattrapa bien vite et le conte de fée vola en éclat. Ils étaient tombés amoureux trop vite, beaucoup trop vite. Quand la louve ouvrit enfin les yeux sur ce qu’il était vraiment - jaloux, possessif et contrôlant- elle comprit qu’elle ne pourrait pas rester à ses côtés. D’autant plus à partir du moment où elle ne pouvait plus vivre insouciamment sans penser à l’avenir. Il fallait qu’elle quitte la meute, qu’elle le quitte lui. Il n’apprécierait pas, il la considérait comme sa femelle, sa propriété; mais elle devait le faire. Pour elle. Pour elle et l’enfant qui grandissait dans son ventre. Et il fallait qu’elle le fasse avant qu’il n’apprenne pour le bébé…

Puis, il n’y eut qu’elles.

La louve devint ce qu’on appelle une solitaire. D’ordinaire, les femelles n’ont pas à vivre en marge des autres meutes, mais celle-ci en avait fait le choix. Elle n’avait besoin de personne pour vivre et ne voulait que personne sache ce qu’elle vivait. Sa grossesse fut des plus difficiles, mais toutes les épreuves traversées furent oubliées lorsque son regard croisa celui de son enfant. Une petite fille. Une adorable petite fille qui en moins de quelques jours devint son portrait craché. Elle choisit de la nommée en l’honneur de l’astre régissant la vie de son espèce et de lui donner le nom de sa famille en héritage, mais la plus part du temps, elle l’appelait sa petite lune. Une part d’elle-même était soulagée que sa progéniture lui ressemble tant, mais c’était un plaisir doux-amer. Certes elle appréciait que la vie lui ait donné une enfant qui ne lui rappellerait pas l’homme qu’elle avait aimé, mais d’un autre côté elle s’avouait qu’elle ne pourrait s’empêcher d’être déçue si cette petite n’avait rien hérité de son père.

Quoi qu’il en soit, cette petite était devenue sa seule raison de vivre dès le premier cri qu’elle avait poussé. C’est pourquoi la nouvelle maman choisit de ne pas mettre un terme à sa vie de louve solitaire. Elle ne demandait de l’aide que lorsqu’il s’agissait de se nourrir et savait toujours où trouver des femmes de confiance. À croire que les femelles fuyant un mâle n’étaient pas une denrée rare…

Elle s’était installée à l’écart de la ville pour limiter les témoins de l’existence de son enfant, craignant que son père ne cherche à la lui prendre. La tranquillité que leur conférait ce mode de vie permit à la mère de rapidement prendre en main l’apprentissage de son enfant. Avant même qu’elle n’ait appris à marcher, elle était parvenue à pleinement éveiller ses instincts bestiaux. Avant de savoir s’habiller toute seule, elle savait trapper et capturer de petits animaux et avant de savoir cuisiner, elle savait comment dépecer. La petite Magena n’avait décidément rien eut de l’enfance de sa mère. Là où sa génitrice avait connu le luxe et l’indifférence, elle avait connu la simplicité et l’amour maternel. Leur vie n’avait peut-être rien d’enviable, mais elle leur convenait parfaitement. Elles n’avaient d’yeux que l’une pour l’autre et leur louve respective s’aimait plus que tout.

Lorsque la petite eut atteint son sixième anniversaire, la louve décida qu’il était temps de l’amener loin. Loin de tout. De lui apprendre à chasser de vraies proies, de parfaire ses connaissances en magie curative et peut-être même lui enseigner à manier sa première arme. Secrètement, elle souhaitait qu’une fois en symbiose avec la nature, sa progéniture se montrerait digne de ses gènes. Tout ce que Magena avait fait jusqu’alors lui donnait bon espoir. La petite apprenait tellement vite! Et même si ça lui coutait de l’admettre, la digne chasseresse qu’était sa mère devait reconnaître que son enfant était bien plus douée qu’elle au même âge…
Jamais la jeune femme n’avait été aussi fière qu’à l’instant où elle vit une lueur d’excitation et d’émerveillant naître dans le regard de son enfant lorsqu’elle lui apprit ce qu’elle avait prévu. À cet instant, elle sut que tout irait bien et c’est une mère soulagée qui prépara le nécessaire à leur voyage. D’ici un jour où deux, elles iraient s’installer dans une cabane perdue dans les bois d’une île immense au Nord Est du Repaire.


Elles ne pouvaient compter que sur elles-même.

Elles avaient apportés si peu de chose. À peine deux sacs chacune, qui pourtant contenait le nécessaire. Leur nouvel habitat était petit, mais c’était tout ce dont elles avaient besoin; un toit où s’abriter, un foyer pour lutter contre les jours plus rudes de cet hiver éternel et une cache pour entreposer leurs réserves. Malgré tout ce confort, les deux Lycans ne passaient que très peu de temps entre ces quatre murs. Leur vie était à l’extérieur, tant et si bien qu’elles en oubliaient parfois d’y revenir pour la nuit. Elles passaient pratiquement tout leur temps ensemble, si ce n’était les journées où la mère s’absentait pour se nourrir, mais elle revenait toujours avant la tombée de la nuit. Toujours.

Cette nouvelle vie porta rapidement ses fruits. En quelques mois à peine, la louve avait appris à sa petite lune à fabriquer un arc et des flèches de même qu’à s’en servir. La petite passait de plus en plus de temps en compagnie de la forme animale de sa mère et le silence perpétuel devint tout à fait naturel entre elles. Elles ne parlaient souvent qu’une fois la nuit tombée, lorsque l’apprentissage passait du côté magique. Les jours servaient à former la louve et la nuit à cultiver l’esprit. La routine s’était installée rapidement. Le matin, les armes étaient à l’honneur, l’après-midi était consacré à la chasse et la cueillette tandis que les soirs étaient consacrés au savoir. La louve accordait autant d’importance à la magie qu’aux compétences physiques, il fallait impérativement que sa petite sache aussi bien se soigner que de se trouver à manger. Elle se disait même qu’avec un peu de chance, Magena serait aussi douée avec les soins qu’elle pouvait l’être avec son arc...

La petite fut longtemps plus habile pour décocher une flèche en plein cœur que pour la magie, heureusement sa mère était là pour veiller sur elle. Elle l’avait été depuis le jour de sa naissance et davantage encore les deux premières années qu’elles passèrent dans cette cabane. Leur statut d’immortelle faisait rêver l’enfant qui chérissait l’idée que jamais elles ne se quitteraient.


Finalement, il n’y eut plus qu’elle.

Du haut de ses huit ans, Magena faisait la fierté de sa mère. Elle avait encore un peu de mal à prendre la vie de ses proies, mais elle dépeçait comme pas une. La louve adorait regarder sa progéniture prélever la viande de leurs prises sans en abimer les peaux. Leur cabane en était remplie, ce qu’elles appréciaient particulièrement lorsque venait le temps de dormir. Avec le temps, la petite s’était même améliorée pour ce qui était de la magie curative. Elle connaissait la plus part des plantes et des recettes que sa mère lui avait apprise, mais elle peinait encore en ce qui attrayait à l’exécution.

Un jour, après un bon repas, la louve demanda à sa petite lune de revêtir sa cape la plus chaude avant de venir la rejoindre à l’extérieur. L’enfant se retrouva à nouveau en compagnie avec l’immense bête au pelage noir de sa mère. En un battement de cils, Magena se retrouvait sur le dos de la bête, agrippée à son pelage, arc et carquois sur le dos. Elle n’avait pas besoin de le dire, sa mère savait bien que c’était son moment préféré de la journée. Elle était encore trop petite pour se transformer et la suivre, alors la louve la portait, mais c’était sa petite Lune qui lui disait où aller. C’était ainsi qu’on lui enseignait à traquer ses proies.

Sur les traces d’un cerf particulièrement imposant- du moins c’est ce que laissait deviner ses empruntes- la louve attendait patiemment que sa progéniture tire ses conclusions et lui fasse part de ses intentions… Seulement, avant que sa petite lune n’en ait eu le temps, le vent se leva et leurs flairs aiguisés leur révélèrent la présence d’une menace. En un rien de temps, l’enfant s’était précipité vers sa mère pour grimper sur son dos. Il ne fallait pas rester là. La bête se lança dans une course effrénée vers l’une des grottes qu’elle savait à proximité. Elles s’y étaient souvent abritées les nuits où elles préféraient ne pas rentrer à la cabane.

À l’instant où elle fut à l’abri du froid, la louve reprit forme humain et saisit sa fille par les épaules. Le regard inquiet qu’elle lui adressa fit comprendre à sa petite lune que la situation était grave. Cette odeur inconnue pour la petite était un cauchemar par la femme, elle la fuyait depuis ses jeunes années. Les Vampyrs… Que faisaient-ils en ces lieux? La louve ne pouvait se résoudre à l’idée de laisser sa progéniture affronter ces monstres. Elle-même ne le voulait pas… Mais elle n’avait pas le choix. Elle devait les éloigner de son territoire. Il le fallait. «Magena, ne sort pas d’ici avant la nuit. Tu dois attendre que la lune soit bien haute dans le ciel, tu m’entends? Tu viendras me rejoindre à la cabane, d’accord?» La séparation fut difficile, mais la jeune fille avait une confiance aveugle envers sa mère et même si elle ignorait quel était le danger qu’elles avaient sentis, elle obéirait.

L’attente fut longue, mais la petite attendit jusqu’à bien tard dans la nuit avant de sortir le nez de ce refuge improvisé. Elle retrouva son chemin jusqu’à la cabane grâce à sa mémoire, rien ne pouvait être davantage fiable que deux années à courir entre les mêmes arbres. Lorsqu’elle reconnut la silhouette de leur habitation, Magena se précipita à l’entrée mais elle ne trouva aucune trace de sa mère. La louve n’était pas encore revenue, l’énorme planche fermant la porte de l’extérieur était encore en place. Mais où pouvait-elle bien être? Inquiète, la petite s’empressa de se réfugier à l’intérieur pour préparer la cabane à l’arrivée de sa mère. Elle commença par passer des vêtements secs puis s’assura qu’un bon feu réchauffe l’endroit. L’enfant préféra même préparer des habits chauds pour la louve avant de penser à se nourrir.

Dos au foyer, mâchouillant une lanière de cerf séchée, une pile de vêtement soigneusement pliés reposant à ses pieds, la jeune Lycan fixait anxieusement la porte. Elle pouvait compter sur les doigts d’une seule main les nuits qu’elles avaient passées séparées l’une de l’autres et les conditions dans lesquelles elles s’étaient quittées n’avaient rien de rassurant… Et si elle ne revenait pas? Et si elle ne revenait jamais? Que ferait-elle ici toute seule?


Et si quelqu’un savait pour elle?

La louve n’était jamais revenue, mais sa petite lune n’avait jamais perdu espoir… Convaincu de la revoir un jour, l’enfant n’avait jamais cherché à quitter leur territoire. Jamais. Rapidement, l’enfant se transforma en animal sauvage. Car si la louve en elle pouvait survivre seule dans ces bois, la jeune fille n’y aurait pas tenue plus d’une semaine sans sa mère. Elle fit de son mieux pour préserver la vie que lui avait donné sa génitrice, suivant scrupuleusement la routine qu’elle lui avait donnée. La seule différence fut que jamais plus elle ne passa une nuit en dehors de la cabane, car c’est là que sa mère et elle devait se retrouver.

Les années passaient, les proies devenaient plus grosses, les armes devenaient plus solides… Mais jamais de traces de sa mère. Pas le moindre signe… Ses talents pour la magie curative ne se révélèrent qu’après de longues nuits blanches d’essais et d’erreurs. À force de se blesser et de voir ses mains se couvrir de cicatrices claires, Magena avait trouvé la motivation nécessaire. Ce n’était qu’une des choses qu’elle rêvait d’avoir l’occasion de montrer à sa mère.

Elle n’avait personne à qui parler, personne pour la guider et personne pour l’aider. Pendant dix longues années les instincts primitifs de la Lycan prirent tellement le pas sur sa conscience qu’une partie d’elle-même perdit le contact avec la réalité du royaume. Son univers s’arrêtait aux frontières du territoire de sa mère et rien d’autre ne comptait. Chaque fois qu’elle passait un vêtement appartenant à sa génitrice, lorsque les siens furent trop petits, elle avait une pensée pour la louve. Elle chérissait chaque souvenir et pouvait passer de nombreuses heures à se regarder dans la glace tant son reflet lui rappelait le portrait de sa mère.
Elle était satisfaite de sa vie, satisfaite de survivre dans l’espoir que sa génitrice réapparaisse au seuil de la cabane, mais cette vie ne pouvait pas durer éternellement. La preuve étant que le jour où Magena atteint sa maturité, plus rien de ce qu’elle avait connu ne lui suffirent plus. Manger de la viande ne calmait plus sa faim et elle se découvrait de plus en plus faible à chaque levée du jour. Elle ignorait ce qui lui arrivait ni comment elle pourrait prolonger sa survie si tout ce qu’elle avait appris ne suffisait plus… Mais le début du cauchemar s’officialisa lorsque pour la seconde fois de son existence, une odeur méconnue força l’arrêt d’une chasse.

Épuisée, trainant les pieds sur le sol gelé, faisant de son mieux pour suivre les traces d’un lièvre- seul animal qu’elle avait encore la force de capturer- son flair perçu une odeur qui la fit frémir d’effroi. Échappant son arc dans la neige, elle put sentir tout son corps s’harmoniser au rythme frénétique des battements de son cœur. Cette odeur… Elle ignorait de quelle créature elle émanait, mais jamais la jeune louve ne pourrait oublier que c’est à cause de celle-ci qu’elle avait perdu sa mère.

Le corps lourd, la jeune louve puisa dans ses dernières forces afin de s’élancer dans l’ascension d’une colline qu’elle savait dissimuler un vieux terrier suffisamment profond pour qu’elle puisse s’y réfugier. Chaque pas était plus pénible que le précédent et prendre le temps de bien analyser le sol pour ne laisser aucune trace ne rendait que le trajet plus ardu. Son souffle saccadé lui brulait les poumons, mais elle devait continuer. Il était hors de question que cette odeur la trouve et la fasse disparaître… Elle ne pourrait jamais retrouver sa mère si elle se faisait capturer.

C’est au détour d’un conifère immense que la louve tomba sur lui. Un inconnu dans sa rutilante armure sombre. Étourdie, elle eut tout juste le temps de croiser son regard avant que ses jambes ne flanchent. Ses genoux s’enfoncèrent dans la neige et son visage en fit de même avant que ses doigts n’atteignent son poignard. À bout de force, affamée, Magena perdit conscience au pire moment possible.


100x100

Votre âge :

22 ans… Bientôt 23 :D

Expérience du RP :

Quelques années
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Vous engagez-vous à respecter le règlement ?

Oui évidemment
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Une remarque, une question, une suggestion ?

Plus d’information sur les races :D Par exemple, comment se nourrit un lycan quand il est enfant? L’énergie sexuelle se serait un peu glauque quand même xD J’ai pris pour acquis certaines choses, alors ne m’en tenez pas rigueur ^^




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Invité
Invité

Mar 16 Fév 2016 - 1:59
Bienvenue jeune louve.
J'aime beaucoup l'image que tu as choisi pour illustrer l'apparence lupine. Au plaisir ~
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Elyas

Mar 16 Fév 2016 - 2:24
Bienvenue !
J'imagine que pour ta question.. Personne ne va vraiment pouvoir te répondre. Le fondateur/fondatrice du forum serait le/la seul/e à pouvoir le faire.

J'imagine que ça ne se déclenche qu'à un certain âge ? Qu'avant ça, il n'y a que la nourriture, littéralement, pour les nourrir ? Et qu'après un certain âge passé, cette faim se manifeste. Fin' bon. C'est la seule hypothèse que j'ai. ._.

Bon courage pour ton histoire !
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Magena

Mar 16 Fév 2016 - 2:26
Je me suis fait exactement la même réflexion ^^ Merci pour votre passage sur ma fiche! L'histoire ne saurait tarder :)


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Anya

Mar 16 Fév 2016 - 6:41
Bienvenue
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Eylin

Mar 16 Fév 2016 - 10:28
Bienvenue à toi :)
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Stanislas

Mar 16 Fév 2016 - 11:51
Bienvenue (^-^)
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Magena

Mar 16 Fév 2016 - 23:40
Merci! Voilà c'est fini!


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Zyrael

Mer 17 Fév 2016 - 10:22
Magnifique fiche, belle plume, personnage intéressant ! Il n'y a pas de problème pour les libertés prises, comme on te l'a indiqué, notre fondatrice est absente en ce moment, mais ta façon de cerner les choses me semble parfaitement correcte. :)











Félicitations tu es validé !

Tu peux dès à présent faire ta demande de maître ou d'esclave, rechercher un RP ou déposer une demande d'habitation.
Les Trois Royaumes t'ouvrent leurs portes et nous te souhaitons une longue nuit de plaisirs, d'aventures et de débauches...
Bienvenue sur Erèbe !









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