Une demande particulière [Sybille]

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Astria

Jeu 15 Oct 2015 - 17:54
C'était il y a quelques années de ça. Quand l'installation dans la grotte de la rebouteuse n'était pas si lointain que cela. D'ailleurs, elle avait eu du mal à se faire violence pour aller au repère, trouver le nécessaire à son installation. Bien que.. La tanière des lycans n'était pas exempt de défauts en matière d'approvisionnement.

Il y avait des jours, comme cela, où même la peu sociale Astria avait besoin de marchandises précises. Là, elle avait entendu parlé d'un artefact mahr qui soit disant aidait à soulager le patient quand ce dernier souffrait de trop. Il était vrai qu'elle avait ses potions, mais les plantes étaient parfois insuffisantes, surtout que sa connaissance des combinaisons possibles était assez limité, en fait.

Renseignements pris, il y avait bien des comptoirs regroupant des marchands des trois races, qui cohabitaient plus ou moins paisiblement. La jeune louve se dirigeait vers le plus proche d'entre eux, une bourse pleine. Elle en profiterait pour compléter ses possessions avec ce qu'elle pourrait trouver sur ce marcher précis, choses sans doute introuvables ailleurs.

Elle espérait ne pas avoir à faire à vampires, c'était hors de question d'acheter un quelconque objet à ces horribles créatures. Quant à fréquenter les mahr... En fait, c'était eux qui n'y tenaient pas trop. Mais Astria espérait bien tomber sur eux, si elle avait un peu de chance. C'était bien pratique, finalement, d'habituer hors de la tanière. Sa grotte était plus près d'une zone ''neutre'' qu'elle ne 'aurait cru et elle arriva plus vite qu'elle ne l'aurait espéré.

Etrange sensation. Il y avait de tout, pour tout le monde. La soigneuse faisait de son mieux pour éviter les suceurs de sang, tout en essayant de garder son calme. Normalement, la violence n'était pas tolérée, à ces endroits, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir nerveuse dès que son regard croisait l'une de ces créature.

En même temps, elle eut vite fait de se repérer, chaque race ayant un secteur bien défini, finalement. Elle alla donc du coté mahr, flânant parmi les échoppes et présentoirs, repérant ce qui l'intéressait pour tout acheter d'un coup et repartir aussitôt. Il n'y avait pas à dire, au niveau des produits proposés, cela n'avait rien à voir avec le coté des loups garous. Elle vit aussi que les prix étaient bien plus élevés. Elle qui pensait pouvoir finir de s'équiper en allait être pour ses frais. Elle aurait sans doute tout juste de quoi s'acheter son artefact et deux ou trois autres bricoles.

Puis, Astria fut interpellée par une sorte de stand, où on vendait apparemment des esclaves. Il y avait bien sur des humains, des vampires, mais aussi une mahr? Bizarre. Ils vendaient leurs propres congénères? Elle s'approcha, curieuse. Le propriétaire des lieux, voyant une cliente potentielle commença à lui vanter la marchandise.

«Non merci, je ne suis pas encore assez riche pour entretenir un esclave.»

Non, surtout qu'elle avait encore peu de clientèle elle même. En attendant que sa réputation augmente et ses finances avec, elle allait repartir avec regret quand l'homme lui fit une autre proposition. Eduquer sa fille, en montrant la mahr qu'elle avait repéré. Il vendait sa propre fille? La soigneuse ne voulait pas discuter de ceci avec cette homme, mais avoir une esclave quelques jours l'intéressait. Sans doute un terrain d'entente pouvait être trouvé.
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Jeu 22 Oct 2015 - 11:36

Une demande...Sybille & Astria

Lasse sur son lit de la demeure Rozencraüs, Sybille ferma les yeux et se laissa guider vers le sommeil au travers d'une mélopée a laquelle, elle n'avait pas pensé depuis des années. Les sons lui rappelèrent des souvenirs, profonds. Certains qu'elle avait en horreur et d'autres bien plus agréable ; comme la rencontre avec celle qui avait fait d'elle un parfait outil de satisfaction pour ses clients. Son nom revient comme un écho, lointain et familier : Astria.

***

C'était un jour ordinaire. Qui aurait dû commencer d'une manière ordinaire et Sybille aurait fait toutes les choses ordinaires qu'elle avaient l'habitude de faire. Mais le destin en avait décidé autrement. La jeune femme venait tout juste d'avoir dix-huit ans, la veille encore, elle était considérée comme la jolie princesse marh de la demeure, le seul fruit mûr éclos de la semence du seigneur Almarik. Mais, ce matin était différent. Son père était venu la chercher en grande pompe, lui demandant de mettre des habits chauds et confortables pour qu'elle l'accompagne au Repaire, terre des lycans.

Le vieux mahr, ne s'était jamais exprimé sur les raisons de cette sortie et a vrai dire, Sybille qui espérait encore gagner l'affection de son père en étant une enfant modèle, ne s'était jamais douté de rien – il était d'ailleurs effrayant de voir, ce que quelques années de prostitution avait pus faire à sa personnalité. Sans un mot, ni remontrance, elle avait suivit ce père tant aimé et craint. D'autres personnes les accompagnaient : le maître des esclaves du château et son cheptel à vendre, Lady Hespéride – la nouvelle épouse de son père, et une myriades de gens dont la jeune femme ignorait le nom.

Le voyage avait été paisible, bien que légèrement inconfortable. Le Repaire n'était pas si loin de l'Abîme, mais quelques heures ne furent pas de trop pour arriver au cœur du marché. Le père de Sybille, lui expliqua brièvement, qu'il s'agissait d'un marché rare et qu'il fallait saisir la chance qu'il leur était donné. De quelle chance parlait-il ? La jeune femme n'en avait aucune idée, néanmoins, elle avait approuvé sans une once de défiance. Une fois que tout fut mis en place, on autorisa la jeune mahr à sortir de la diligence, son visage était caché par de longs voilent de couleurs.

Lady Hespéride se mit alors à son côté, serrant faiblement les doigts de sa belle-fille, la guidant vers une autre partie du stand de la famille. Une fois en place au milieu des autres esclaves, la dame lui jeta un regard froid alors qu'un sourire ironique se dessina sur son visage.

« Tu ignores tout, n'est-ce pas ?
_Pardon ?
_Vraiment, ton père n'est pas un homme facile... »

Elle s'en alla sur ses mots, un léger rire rauque ponctuant la fin de sa phrase. Sybille regarda autour d'elle : les esclaves promis à la vente avait été disposé légèrement derrière elle. Paniquée et choquée, son regard se perdit dans toutes les directions en quête de son père : allait-il la vendre ? Finalement, il vint à elle et lui prit la main sans douceur. Ses yeux étaient glacials et son sourire plein de hargne.

« Père ?...
_Tu ne peux pas être mon héritière. Tu n'as aucun don pour la magie et seul ton joli minois permet à notre famille de briller en société. J'ai donc décidé que tu ferais la réputation de notre famille grâce à cela. Tu seras la plus parfaite des instruments de distraction, mais il te manque l'essentiel : une éducation. »

Il avait traversé la distance qui séparait l'arrière du stand qui servait d'espace d'exposition pour les esclaves, jusqu'aux étales tout en faisant son petit discours, mais Sybille ne l'écoutait pas, plus réellement. Jamais elle n'aurait pensé que son propre père lui réservait un tel destin. Sa gorge se noua et l'air lui manqua, mais une tape dans le dos qui la poussa en avant la força à inspirer avec violence. Comme une poupée de chiffon sans la moindre volonté, elle fit quelques pas maladroit en avant, jusqu'à ce qu'un corps chaud arrête sa démarche gauche. Sybille leva la tête et découvrit le visage d'une femme.
Elle était légèrement plus grande qu'elle et possédait une aura réconfortante. Les yeux écarquillés, la jeune mahr sembla se figé pendant quelques instants, avant de se ressaisir et de s'éloigner rapidement de l'inconnue. Sa peau s'était couverte de chair de poule et une forme de peur commençait à ramper au creux de son estomac malgré la gentillesse apparente de la louve.

« Vous pouvez l'avoir pendant une semaine, si vous lui apprenez à savoir satisfaire ceux de votre espèce. On dit que les lycans ont la sexualité la plus épanouit et brutale de tout Erèbe, je veux que ma fille apprennes tout ce que vous savez en la matière... »

Sybille glissa un regard à son père, puis à la louve. Son regard était luisant d'une prière pour qu'on la prenne en pitié. Mais déjà, d'autres personnes s'étaient réunis autour d'eux et la rumeur que l'on pouvait éduquer la petite mahr faisait grand bruit dans le marché. Des loups de tous âges, commençaient déjà à sortir leurs bourses pour payer le droit d'avoir la chance d'être son professeur particulier. Finalement, l'inconnue n'était peut-être pas si mal et Sybille se surprit à supplier que la jeune femme accepte de bien vouloir la prendre sous son aile.

« Alors, qu'en pensez-vous ? Marché conclu ? » La voix du père de Sybille trancha toutes les spéculations dans le vif et il tendit la main vers la louve.

Une simple poignet de main et elle serait à elle pour une semaine. Une simple poignet de main.


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Astria

Sam 24 Oct 2015 - 17:01
Le mahr lui proposait de la prendre une semaine avec elle gratuitement. Gratuitement? Pour l'éduquer sur la sexualité des lycans? N'était ce pas une chance? Surtout que, alléchés par la proposition qu'un ou deux clients avaient entendu et répété à voix haute, d'autres loups s'approchaient, avides, intéressés, proposant même de payer pour avoir le droit de l'avoir. Astria hésitait un peu quand elle croisa le regard paniqué et suppliant de la jeune fille. Aussitôt, elle se décida, tendant la main au marchand.

«Affaire conclue. Je l'emmène tout de suite.
Je vous la ramène dans une semaine jour pour jour.
»

Oui, avant que l'autre ne change d'avis et qu'il décide que, finalement, il préférait être payé pour le même service. La rebouteuse saisie alors la mahr par la main et l'entraîna avec elle. Elle devait plus ou moins la tirer, la jeune fille ne réalisant sans doute pas ce qui lui arrivait. Pourtant, elles devaient s'éloigner au plus vite, avant qu'un de ses congénères ne se rendent compte de se qui venait de se passer et tentent de la faire changer d'avis.

Heureusement, la caverne de la soigneuse n'était pas si loin que ça, et après une heure de marche rapide, elles furent arrivées. Astria elle, était en pleine forme, la jeunette, sans doute un peu moins. Elle lui indiqua un siège, près du foyer dont elle fit repartir l'ardeur en ajoutant du bois et en tisonnant les braises. Puis, la louve lui tendit un verre d'eau. Un petit silence s'était installé, chacune observant l'autre. Au bout de quelques minutes, la lycane se décida.

«N'ai pas peur de moi, petite. Je ne te ferais pas de mal.»

*Du moins, je vais essayer,* pensa t'elle. L'homme avait bien parlé d'éducation sexuelle et il avait raison sur un point, nous étions souvent un peu violent entre nous. Enfin, comme dans tout le reste, en fait. Bien sur, il y avait des individus moins agressifs, comme moi, mais souvent, ils se retrouvaient en bas de la hiérarchie. J'avais une double chance, j'étais rebouteuse, ce qui me donnait déjà un statut spécial, et de mes connaissances médicales, je pouvais neutraliser n'importe quel loup en quelques secondes... si je ne loupais pas mon coup, bien évidemment.

«Quel est ton nom?
Et …
As tu déjà eu des relations avec quelqu'un?
»

Autant savoir tout de suite si elle était vierge, car elle ne voulait ni la brusquer, ni risquer de déchirer son intimité par des attouchements un peu appuyés. D'ailleurs, avait elle se qu'il fallait pour pousser l'expérience plus loin? En même temps, ce n'était pas un problème, n'importe quel client se ferait une joie de lui rapporter le nécessaire s'il le fallait, en guise de paiement.

J'essayais de la rassurer de mon mieux, mais ce n'était pas si facile. Surtout que cela faisait un moment que je n'avais rien mangé. Je ne connaissais pas le goût de l'énergie sexuelle d'une jeune mahr à peine majeure, mais dans ma tête, cela devait être délicieux. Rien que sa présence éveillait ma faim. J’espérais qu'elle ne pouvait pas voir la lueur qui s'était allumée dans mes yeux, ou si elle la voyait, qu'elle n'en comprendrait pas la signification.

J'étais très certainement un peu plus vieille qu'elle, mais en fait, je n'avais eu que peu de partenaire. J'avais été moi même déflorée très récemment, et je manquais d'expérience. Tant pis, nous allions apprendre ensemble, pourquoi pas, après tout?
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Ven 30 Oct 2015 - 11:22

Une demande...Sybille & Astria

La main ferme de la lycane se referma sur le poignet frêle de Sybille. Au fond de l'esprit de la jeune mahr, naissant un profond sentiment de reconnaissance : elle l'avait sauvé. Ainsi, même si la marche fut rude et soutenue, elle n'en tint pas rigueur à sa protectrice : elle pouvait bien exiger n'importe quoi de sa personne, en cet instant, Sybille était capable et résolue à exaucer tous ses vœux. L'étrange duo de jeune femme s'éloigna rapidement du marché, afin de regagner une tanière, éloignée du reste du Repaire.

La louve lui tendit un verre d'eau après l'avoir fait s’asseoir sur un petit tabouret au coin du feu. Un silence s'installa dans la pièce, aussi lourd qu'une chape de plomb. Une myriade de questions s'envolait à tout va dans l'esprit de la mahr, tandis que sa maîtresse temporaire avait l'air de ne pas savoir sur quel pied dansé avec elle. Sybille trempa ses lèvres dans l'eau fraîche et bus quelques gorgées, d'une manière mesurée et gracieuse tout en observant discrètement l'endroit où elle vivrait pendant la semaine.
La pièce était propre, chaleureuse grâce à l'âtre qui illuminait et réchauffait les pierres froides de la grotte. Les tons orangés des flammes donnaient un peu de vie sur les parois dures de granites et révélait une certaine forme de beauté chez la louve. Elle était musculeuse, grande et pourtant, dans son visage, il y avait une pointe de douceur que l'on ne pouvait nier.

Sybille, elle, devait lui sembler bien immature et étrange. La jeune mahr avait connu peu de lycan, les mahrs préférant largement la compagnie des humains ou bien des vampyrs. Après tout, les loups étaient leur prédateurs naturels, les éviter était plus une nécessité qu'autre chose : la magie et les ruses ne pouvaient rien face à la force brute et la fureur des lycans. De plus, quelles émotions pouvaient avoir ce genre de personnes ? Sybille tenta de tendre son esprit vers celui de sa sauveuse, mais se ravisa : ce n'était pas correcte envers elle.

Soudain, le silence se brisa. La louve avait parler, éclatant cette petite bulle d'observation et de spéculation. Si Sybille était embarrassée, l'inconnue devait ressentir la même chose : après tout, on venait de lui refiler une apprentie pour une semaine, sans la moindre indication. La mahr était plus un fardeau qu'une bénédiction, peu formée aux tâches domestiques, elle était une bouche à nourrir en plus sans le moindre talent pour les choses du quotidien et chanter ou danser ne serait sans doute pas utile à la lycane.
La promesse de ne pas être mal-traité détendit un peu la mahr qui s'affala légèrement sur son tabouret. Ses muscles étaient douloureux à force d'être à l’affût du moindre geste à son encontre. Il ne s'agissait pas de peur, mais d'un instinct enfouit au plus profond d'elle qui la forçait à ce conduire de la sorte.

« Sybille de la maison Almarik. Et vous ? » Murmura-t-elle doucement timidement lorsque la louve lui demanda son nom. La jeune femme baissa les yeux vers son verre, regardant la surface trembler à mesure que ses doigts se serraient et desserraient la paroi.

La louve aurait peut-être entendu parler de sa famille, connue et reconnut pour être l'une des plus grandes et vieilles familles de l'Abîme. Elle espéra que cela ne lui porterait pas préjudice, ignorant tout de la louve qui l'avait recueillit, peut-être qu'une vieille querelle animait son clan et les Almarik : cela ne serait pas étonnant. La question seconde question qu'avait posé la louve la plongeait dans un profond embarras. Jusqu'à présent, Sybille n'avait eut que quelques flirts et si elle savait comment embrasser avec une passion maladroite des adolescents de son âge, elle ignorait tout de l'art et de la manière de satisfaire un homme accomplit.

« J'ai bien embrassé le fils du seigneur Vendal, lors d'une soirée... » C'était une manière pataude et maladroite de faire comprendre à sa tutrice, que hormis les baisers de kermesses, elle ne savait pas grand chose.

Un autre silence s'installa et Sybille détourna le regard, trop gênée de parler de ce genre de sujet pour faire face à la louve. Son regard se porta dans les flammes et dans les braises rougeoyantes. Jusqu'à ce matin, elle était la fière héritière d'une lignée de mahr puissants et influents, une fleur parmi les ronces. Mais au final, elle n'était guère mieux que les gens qu'on lui avait apprit à regarder de haut. Après tout, elle était née d'une mère humaine et possédait les traits doux de cette dernière.

« Jusqu'à ce matin, j'étais encore quelqu'un... » Soupira-t-elle doucement, plus pour elle-même que pour partager ses sentiments d'incertitude et d'inconfort avec la louve.

Sybille se leva alors et fit le tour de la pièce, lentement.

« Que puis-je faire pour vous, maîtresse ? » déclara-t-elle alors, avec un léger trémolo dans la voix : cette phrase, elle avait l'habitude de l'entendre et non pas de la formuler.
La mahr s'approcha de la louve et s'agenouilla devant elle, attendant les instructions.




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Astria

Dim 8 Nov 2015 - 22:46
[Ho! Vraiment désolée pour le temps de réponse, mais je n'avais pas vu que tu avais posté. Toutes mes excuses.]


Bon sang, c'était encore une petite fille, ou presque! Qu'est ce qu'elle pouvait être timide. La lycane le sentait, instinctivement. Même sa gestuelle était emprunte de retenue, comme sil la jeune mahr craignait de faire quelque chose de mal. Peut être avait elle déjà été battu par un congénère. Oui, les loups n'étaient pas guère patient avec les esclaves, la plupart du temps, et ils réglaient ça encore plus souvent en les frappant. Ce n'était pas très productif, en tout cas pour Astria, mais elle ne pouvait pas aller à l'encontre de leur nature profonde. Et même si elle même était plus douce que la plupart des autres lycans, elle pouvait très bien céder à la colère ou à l'énervement et corriger durement un inférieur.

Comme elle s'en était douté, Sybille, puisque c'était son nom, n'y connaissait rien en matière de plaisir. Elle lui parlait de baiser! Cette fraîcheur, cette candeur! S'en était presque attendrissant. Elle comprenait mieux pourquoi il fallait la former avant de la vendre et pourquoi elle n'avait pas dû payer pour le faire. Elle allait avoir du travail. D'ailleurs, elle se demandait comment elle allait faire pour lui enseigner à se comporter avec un mâle. Avec une femelle, pas de problème, vu qu'elle en était une elle même.

«Astria de Jenzée, fille d'Aster, rebouteuse de mère en fille.
Enchantée de connaître, jeune mahr.
»

Le reste ne disait rien à la rebouteuse. Elle n'était pas très social. Et puis, qu'aurait elle eu à gagner à connaître des mahrs? Après tout, c'était des proies, des habitants de cette terre qu'il était facile de réduire à l'esclavage. Taillable et corvéable à merci, tout comme les humains. Ce n'était pas comme si elle avait à faire à un vampyr... A cette pensée, Astria frissonna, puis se concentra à nouveau sur la femme en devenir qu'elle avait devant elle.

Heureusement, Sybille n'avait pas prêté attention à elle. Elle semblait perdue dans ses propres pensées, soupirant que, jusqu'à ce matin, elle était quelqu'un. La louve eut un peu pitié d'elle. Ainsi, elle avait tout perdu, apparemment. Elle venait d'une noble famille et se retrouvait brusquement esclave. Pourtant, elle semblait vouloir bien faire, mettant de la bonne volonté à embrasser sa nouvelle condition.

Pauvre petite. Elle avait même du mal à tenir son verre d'eau sans le faire trembler. La louve ne comprenait pas pourquoi sa propre famille la vendait comme esclave, mais après tout, cela ne la regardait pas. Mais pour la former, il y aurait tout à faire. Du simple service des corvées domestiques aux relations sexuelles, et elle n'avait qu'une semaine pour cela. Finalement, un temps très court.

L'esclave était à présent à genoux devant elle, demandant ce qu'elle devait faire. Elle semblait si perdue... Un moment, Astria se demanda si elle devait la former, ou même si elle ne devait pas la renvoyer. Et puis finalement, trouva que c'était mieux ainsi. Le vendeur trouverait très certainement quelqu'un d'autre, qui serait moins doux et moins patient.

«Petite fille» Dit la lycane en lui caressant doucement la joue. Que devait elle faire avec elle maintenant? La mettre en confiance, peut être.

«Prépare donc un bain.» Proposa t'elle, en lui montrant le grand baquet, de forme ovale. La source était juste dehors, s'il n'y avait pas assez d'eau dans la réserve, faite exprès pour cela. Un grand récipient était posé non loin du feu, pour que le liquide soit tiède, presque un luxe. Et si on voulait un bain vraiment chaud, il suffisait de faire chauffer un seau ou deux.

«Allez, à l'eau, Sybille.» C'était un ordre, ce coup ci, mais dit sur un ton enjoué. Astria attendit que la belle soit entrée dans le bain pour venir la frotter avec le pain de savon. Elle commença par les épaules, pour la détendre, puis, passa sur le buste, descendant petit à petit sur les seins, venant caresser ceux ci délicatement, faisant le tour des mamelons, et les érigeant lentement.

Petit à petit, Astria descendait encore plus bas, passant par le nombril, puis le ventre. Elle frotta ensuite de façon légère la toison qui se devinait au touché sous l'eau. Elle surveillait la mahr, guettant le moindre signe de rejet. Elle poursuivrait vers l'intimité de cette dernière s'il n'y en avait pas, et encore plus si elle se montrait réceptive.
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Mer 2 Déc 2015 - 11:21
Spoiler:
 


Une demande...Sybille & Astria

Sur la joue de Sybille, la main d'Astria était chaude. Brûlante même. Les lycans étaient très différent des marhs et même si ces derniers n'avaient pas l'épiderme glacé comme les vampyrs, ils étaient loin d'être aussi tempéré que les loups. La jeune femme avait d'abord frémis au contact de cette paume, craignant qu'elle ne la gifle. Donner de l'affection pour ensuite détruire tout lien était une des spécialités de son père. Mais, aucune violence ne vint. Juste un regard songeur, peut-être qu'elle était véritablement une gêne pour cette guérisseuse ermite ? Impossible de le dire et de toute façon, Sybille ne se permettrait jamais de poser la question : ce n'était plus digne de sa caste. Seuls les esclaves les plus impudents se permettent de parler ainsi à leurs maîtres.

« Un bain ? Bien sûr, dame Astria » Dit-elle docilement avant de se lever et de se diriger vers le baquet. Près de ce dernier, il y avait une petite citerne, presque vide et l'eau, au touché était plus fraîche que tiède au goût de Sybille. Sortir dehors, ne lui disait rien : d'autres lycans pouvaient roder et elle ne tenait absolument pas à rencontrer quelqu'un d'autres qu'Astria pour le moment. Peut-être cela se ferait-il dans les jours à venir, après tout, si elle vivait aussi recluse et pouvait vivre décemment, sa réputation devait être excellente. La jeune mahr pensa à tous les nobles de son espèce, qui, arrivait à faire vendre et inspiré crainte ou respect sur la simple évocation de leur nom.

La jeune mahr se mit en face du baquet et tendit les mains. Sa voix s'éleva alors, fine et gracile, portant encore les stigmates de l'enfance sur quelques notes aiguës. Serpentant autour de ses doigts, de l'eau chaude. Inutile de faire chauffer des sceaux, d'attendre, elle pouvait le faire elle-même. La sorcellerie des marhs étaient un avantage radicale pour survivre sur la terre impie d'Erèbe. D'un claquement de doigts on pouvait obtenir chaleur, contrôle et bien des choses que les loups et les vampyrs ne pouvaient avoir.
Une fois que le bain fut prêt, elle se retourna vers sa maîtresse éphémère. Celle-ci lui ordonna d'aller prendre place à l'intérieur du baquet. Sybille n'osa pas lui dire qu'elle était propre du matin même, désobéir était une vilaine chose à faire, surtout face à des lycans : plus forts, plus muscleux, pour eux, il était facile de blesser sans en avoir conscience.

Sans un mot, la jeune mahr se retourna et fit glisser ses vêtements le long de son corps, dévoilant l'immense tatouage qui circulait sur sa peau du côté gauche, mais aussi les nombreuses cicatrices qui ornaient son dos. Son père n'avait jamais eut la main morte lorsqu'il s'agissait de punir. Sa gorge se serra en sachant qu'elle aurait sans doute droit à des questions. Il était aisé d'expliquer le tatouage et ses entrelacs noirs qui rongeait la pâleur de sa peau, mais les sévices corporelles seraient plus dures à évoquer et Sybille appréhendait déjà cet instant. Peut-être était-ce pour la mettre en confiance, ou peut-être parce que la louve n'avait pas prit la peine de réellement la regarder lorsqu'elle se mettait nue, mais, elle ne posa pas de question.

Après quelques minutes dans l'eau, la louve vint simplement la nettoyé. Le pain de savon était rêche sur sa peau, mais les mains expertes d'Astria arrivèrent à rapidement la détendre. Elle avait de grandes mains, légèrement calleuses, agréable au contact. Les pouces massèrent ses omoplates, ses trapèzes... Pour venir ensuite vers ses seins. Rapidement, ses tétons prirent une apparence plus arrogante, dardé sous le contact des doigts qui avaient légèrement jouer avec. Ainsi, la première leçon commence déjà, songea Sybille alors qu'elle sentait le rouge lui monter aux joues. Très bien, conclu-t-elle en se laissant aller à la douceur des caresses que la lycane lui offrait.

Les lèvres de la jeune femme s'entrouvrirent, prêtes à laisser s'échapper quelques soupires de plaisir alors que ses yeux se fermaient lentement pour apprécier ce nouveau genre de contact. Les mains de la louve filèrent plus bas, caressant son ventre et son nombril pour ensuite venir explorer d'autres parties du corps de Sybille. Des endroits qu'elle-même ne connaissait pas vraiment. Oh, bien sûr, elle s'était déjà masturbée, consciemment ou non, comme tout enfant qui découvre son propre corps, mais jamais la chose n'avait été faite par un tierce.

Les doigts de la louve se faufilèrent entre les sillons de sa toison brune, ajoutant un peu plus de chaleur aux joues de Sybille, qui s'autorisa, cette fois à pousser un soupire alors qu'un léger frémissement venait agiter son corps. Astria frôla la perle de sa petite protégé passagère, une fois puis deux, pour voir si tout allait bien. Sybille, elle, se mordait les lèvres sous l'effet d'une sensation nouvelle qui la grisait. La novice se surprit elle même a bouger légèrement le bassin pour que la caresse se prolonge encore, pour qu'elle sente encore le picotement du plaisir la saisir et remonter jusqu'à la pointe de ses seins.
Peut-être rassurée par cette réaction, la louve continua encore un peu plus loin son exploration, tandis qu'avec pudeur, Sybille écartait légèrement les cuisses pour faciliter le jeu sensuel qu'elles avaient engagé. Toute la peur que la jeune mahr pouvait éprouvé c' était envolé au profit de la curiosité mais aussi du désir. Chaque caresse sur sa perle, la faisait frémir un peu plus, la faisait rougir un peu plus.

Soudain, Sybille mit fin au contact, se retournant pour embrasser avec la maladresse et la sincérité qui était propre à sa jeunesse. Une pulsion, une envie, de découvrir ce que cela ferait si elle donnait un baiser à cette prédatrice, aussi maternelle que séductrice. L'échange était doux, mais peu assuré. Lent assurément, pour que chacune puisse profiter de la saveur de l'autre.



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Astria

Dim 6 Déc 2015 - 11:09
La petite, voyant qu'il n'y avait plus tellement d'eau, avait regardé dehors avec crainte, pour finalement trouver sa propre solution à la température du liquide sans devoir en ajouter de la froide. De la magie mahr! Du moment qu'elle ne s'en servait que pour le bain, cela ne dérangeait nullement Astria. Puis, la jeune femme entra dans le bain, et la soigneuse ne pouvait que remarquer son tatouage et ses cicatrices. C'était tellement évident que c'était des sévices corporels et un marquage qu'elle ne posa aucune question. Elle plaignit intérieurement la toute nouvelle esclave, avant de commencer à la caresser.

Sybille semblait suffisamment détendue,car elle s'offrait sans retenue aux divers caresses que la louve pouvait lui prodiguer. Le rouge lui était monter aux joues. Elle n'en était que plus adorable comme cela. La lycane sentait son énergie monter et elle devait se retenir de commencer tout de suite à consommer. Non, elle ne voulait pas lui faire peur, y aller en douceur. Lentement, tranquillement. Elle avait une semaine pour profiter petit à petit de l'énergie sexuelle encore innocente de cette jeune mahr.

Astria voyait le plaisir monter lentement. C'était encore un plaisir tout timide et tout nouveau, mais déjà prometteur. Son apprenti avait vraiment la peau sensible et les zones érogènes encore plus. Voilà qui promettait des jeux forts agréables dans le futur. Des jeux encore innocent qu'elle même pratiquait il n'y a pas si longtemps. Mais les lycans étaient vite déniaisés. Leur sexualité débridée les désinhibait efficacement et ils n'étaient pas long à oser bien plus que n'importe qui d'autre.

Là, c'était un vrai plaisir de lui donner des caresses sensuelles. Après avoir sans doute apprivoisé la sensation, la mahr commençait à bouger sous le doigt inquisiteur de la soigneuse. Cette dernière se mit alors à sourire, bien que sa toute nouvelle partenaire ne puisse pas voir son visage. Par contre, la rebouteuse voyait bien, sentait bien qu'elle déclenchait des frémissements de plus en plus intenses. D'ailleurs, les joues de la petite s'empourpraient de plus en plus, ce qu'elle n'aurait pas cru au départ.

Et puis, brusquement, la mahr mit fin à l'échange, pour venir lui donner un baiser. Elle avait encore tout à apprendre, en effet., mais Astria ne refusa pas cette initiative, sans doute la conséquence des caresses précédentes. Elle vint cueillir la tête de Sybille pour faire durer ce moment et pour, toujours avec douceur, faire glisser sa langue plus avant dans la bouche de cette partenaire improvisée.

Son autre main vint cueillir un sein ferme, reprenant la pointe érigée, la titillant, la pinçant un peu, la caressant avec attention et insistance. Puis, montant dans le baquet à son tour, rejoignant l'à peine femme, elle interrompit enfin le baiser quand elle sentit la marh à bout de souffle, mais ce fut pour mieux reprendre d'autres amusements en prélude au plaisir.

Elle se mit à jouer avec l'autre sein, de la même manière que le premier, s'aidant de l'eau encore chaude pour varier les caresses. Bientôt elle laissa une de ses mains redescendre à nouveau vers les lèvres intimes de Sybille, remplaçant cette dernière par sa bouche sur le sein, qu'elle se mit à sucer, à lécher et à téter, parfois.

Bientôt, un doigt inquisiteur vint s'insinuer entre les parois vaginal, pénétrant plus avant au cœur de l'intimité même de la jeune femme, alors que le pouce revint masser le clitoris, dans un sens, puis dans l'autre. L'eau avait toujours eu un effet apaisant et la rebouteuse en avait profité, et puis, c'était bien plus agréable aussi pour une première fois.

Peut être tout à l'heure emmènerait elle la mahr vers sa couche, mais pour l'instant, elle lui faisait découvrir les caresses d'une partenaire attentionnée.
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Une demande particulière [Sybille]

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