[Humain] Dulcinea

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Sam 29 Aoû 2015 - 18:19



Dulcinea d'Elm





Informations générales

Prénom : Dulcinea
Nom : D'Elm
Race : Humaine
Sexe : Féminin
Âge : 18 ans
Rang : Esclave
Métier : Danseuse
Préférences sexuelles : ||Vierge|| Ne sait pas...



Physique

Taille : 1m63
Poids : 50 kgs
Couleur des yeux : Céruléen
Couleur des cheveux : Brun

Description : Ne me regarde pas comme ça, je ne serai jamais toi. Je ne serai jamais comme toi, je ne serai jamais que moi. Non. Je suis moi. Je suis moi et je suis fière de ce que je suis, de qui je suis. Arrête de me regarder comme si je n'étais rien d'autre qu'un morceau de passé qui te fait tant souffrir...papa.

Le regard céruléen de sa mère, douceur et tendresse mêlée. Des yeux que monsieur d'Elm ne peux plus regarder en face depuis le décès de son épouse. Pourtant, Dulcinéa aimerait que lorsqu'il lui parle, il le fasse vraiment. Pas comme si elle était quelqu'un d'autre. "Je ne suis pas maman" Elle a tant et si bien usé ces mots qu'ils ont finis par se retrouver gravés à l'encre sur la base de sa nuque. "Je ne suis pas maman" Pourtant Dulcinea à son regard. Cette douceur mêlée de tendresse, à la forme inclinée, féline. C'est ce qui avait fait craquer son père quand il avait dix-sept ans et que la mère de Dulcinea en avait tout juste quinze. Il avait prit son mal en patience. Et quand il regardait sa fille, il voyait son aimée. Du regard aux sourcils qui se fronçaient promptement lorsqu'on lui parlait de "ce que font les jeunes de ton âge" lorsqu'on lui parlait de " Désir charnel" Et ces sourcils qui se fronçaient, la jeune femme tentait de les garder au naturel, retirant de temps à autres deux trois poils disgracieux. Et le regard est ce que les gens remarquent chez elle, ce que son père refuse de voir.

Et s'il n'y avait que ça !
Dulcinea a les yeux de sa mère, son regard, ses sourcils expressifs, mais elle a prit ses cheveux également. Peut-être pas leur couleur, qui est celle du père, mais leur texture soyeuse. Leur épaisseur naturelle. Certes capricieux, ses cheveux sont sa fierté. Plus qu'une poitrine pour certaines, qu'une taille de guêpe pour d'autres. Cette masse capillaire est soignée comme un jardinier soignerait ses plantes, avec amour. Cent coups de brosse avant le coucher, des masques réguliers, des shampoing naturels. Une attention quasi obsessionnelle. Ce besoin, probablement, diraient les psychologues, de ressembler le plus possible à sa mère.
Pourtant son père avait tout fait pour que Dulcinea les coupe régulièrement, les porte très court, histoire de casser cette ressemblance. Et dés qu'elle fut en âge de dire non aux ciseaux, l'homme cessa de passer sa main dans cette toison épaisse.


Là où il y avait, pour le cœur de monsieur D'Elm, un peu de répit, c'était lorsqu'il regardait le bas du visage de sa douce enfant. Les lèvres charnues et bien dessinées, le menton volontaire mais doux, la mâchoire effacée sans oublier ce nez à la pointe tombant légèrement en bec d'aigle arrondit, c'était lui qu'il voyait. Lui à son âge. Lui adolescent, effronté et aventurier. Et dans ce bas de visage, il trouvait un répit au calvaire qu'il endurait chaque fois que ses yeux se posaient sur elle. Les seuls moments où il acceptait de rester dans la même pièce qu'elle sans trembler ou suer. Dans ces moments-là, il osait même une main ferme mais tendre sur les joues, remontant jusqu'aux pommettes que Dulcinea avait dût hériter de sa grand-mère paternelle.

Mais si par malheur un sourire naissait sur les lèvres rosées, monsieur d'Elm ne répondait plus de rien. Car à travers ce sourire trop blanc, ses dents trop alignées, ces incisives carrées, il y avait tout ce qui lui avait plut chez son épouse. Absolument tout. Sans parler des petits plis naissant aux commissures lorsqu'elle souriait pour de vrai, cette langue rose et humide qui claquait contre son palais lorsqu'un éclat de rire lui faisait basculer la tête en arrière, ses cheveux tombant en cascade, sa gorge diaphane s'offrant totalement. Les pulsions masculines prenaient souvent le pas sur la paternité. Fort heureusement, monsieur d'Elm est et a toujours été un homme intègre et juste.

Pourtant, il aurait tant aimé. Non pas qu'il fut incestueux. Encore moins envers sa propre fille de trente ans sa cadette. Non pas qu'il eût une once de désir pour ce corps juvénile. Non. C'était simplement, pareil au père de Peau d'Âne, la vision de sa femme à travers les traits de sa fille. Il aurait tant aimé poussé Dulcinea dans les bras d'un garçon de son âge. La voir quitter le foyer plus souvent pour les beaux yeux d'un jeune homme. Mais Dulcinea aimait son père et désirait passé le plus de temps possible avec lui. Pour le plus grand malheur du pauvre homme qui demandait seulement un peu de répit dans sa détresse.

Car voir, jour après jour, le corps enfantin prendre les formes, les galbes, les creux qui sied tant à la féminité, c'était bien trop dur. Il cessa de prendre sa fille dans ses bras lorsqu'une poitrine, plus généreuse que celle de sa mère, prit la place de ce torse juvénile dont il avait l'habitude. Il cessa d'entrer dans la salle de bain pour lui donner son peignoir lorsqu'il mit les yeux, pour la première fois des yeux d'hommes et non de père, sur les tétons chocolatés.
Il eût donc vite fait de lui offrir une intimité à sa fille. Une clef pour sa chambre. Il n'y entrait plus que lorsqu'il devait déposer quelque chose ou prendre quelque chose qu'elle l'aurait envoyé quérir. Dulcinea avait prit cela pour de la pudeur paternelle....

Et cette pudeur alla jusqu'au refus d'assister à ses cours de danse classique. Il avait fermé ses oreilles lorsque le professeur de sa fille lui avait dit que malgré un corps voluptueux, sa fille était d'une grâce sans pareil, bien plus gracieuse que certaines de ses collègues, plus grandes et plus fines qu'elle. Il refusait d'entendre parler de muscles, de cambrure, de hanches généreuses et de taille fine au ventre plat. Il essayait de ne pas regarder lorsque, levant les bras, le ventre finement musclé de son enfant se dévoilait. Une chaire tendre et ferme. Il essayait de rester un père...il essayait de ne pas voir sa femme dans ce que faisait la fille...car son désir était tourné vers la maman et non l'enfant.

"Regarde-moi papa...je ne suis pas elle. Je suis moi."

Mental

Trois qualités : Honnête, Vive d'esprit, Douce
Trois défauts : Insolente, Impulsive, Curieuse

Description : Ne sois pas idiot. Je ne serai jamais l'ombre de personne. Je vais vivre ma vie comme je l'entends et si ça ne plaît pas, tant pis !
Il faut imaginer une adolescente presque femme. Ou une femme pas encore femme. Non pas une posture agressive, elle en serait bien incapable, mais effrontée. Pourtant, Dulcinea c'est la douceur, la tendresse, l'amour maternelle et l'amitié franche. Mais lorsqu'elle parle d'elle ainsi, lorsque de ses lèvres sortent la défense qu'elle s'est forgée à force d'entendre " Tu ressembles tant à ta mère", il faut la voir. Les sourcils froncés, les pupilles rétrécies, sa bouche en une moue boudeuse. "Je ne suis pas ma mère. Je ne serai jamais elle. Elle m'aimait et je l'aimais. Elle m'aimait trop pour vouloir que je sois comme elle." Une fois pour toute, elle n'était pas sa mère.

Et même s'il est vrai que sa douceur et la délicatesse de ses gestes tendaient à prouver le contraire. Car de son vivant, l'épouse d'Elm était une femme pleine de grâce et de tendresse. Elle avait sur la vie et sur les autres un regard emplit d'amour. Et cet amour pour les autres, elle l'a transmis à sa fille bien aimée. Ainsi que sa douceur et sa délicatesse.
Dulcinea est ainsi faite. Généreuse, altruiste, empathique. Elle n'hésitera pas à venir en aide aux personnes, même celles qu'elle ne connaît. Peut-être pousse-t-elle un peu son sens de l'entre-aide un peu loin lorsqu'elle va jusqu'à se mettre elle-même en danger pour les autres. Et dans sa naïveté presque enfantine, Dulcinea croit que si l'on donne, on reçoit toujours en retour...si elle savait.

Mais elle sait. C'est bien là le souci. Car on ne peut dire que l'enfant d'Elm est une jeune femme stupide. Loin de là. Intelligente, on la dit même vive d'esprit, ce qu'elle a hérité de son père. Celui que beaucoup dans leur entourage appelait le "vieux renard". Et extrêmement cultivés, car élève consciencieuse et extrêmement curieuse. On utilise du "extrêmement" non sans savoir pourquoi.
C'est un défaut chez Dulcinea. Un défaut qui lui a causé bien des torts par le passé. Sa curiosité l'ayant poussé à se rendre dans des endroits clairement pas fait pour elle. Mais dites-lui seulement "N'y va pas" et elle sera la première à en pousser la porte. De ce quelque part qu'elle n'a pas le droit de voir. Elle aurait été une victime toute indiquée pour Barbe-bleue. Car elle n'aurait su s'empêcher d'aller dans la petite pièce du fond...

Ce défaut qui se marie si mal avec les autres. A croire que la nature s'était penchée sur son berceau pour lui offrir des défauts qui allaient de paire et surtout, qui ne pouvaient que se renforcer les uns les autres. De ce fait, sa curiosité est renforcée par son impulsivité. Car certes sages et obéissante, il arrive à Dulcinea de faire des choses contraire à sa personnalité. Et si jamais vous lui demandez pourquoi, elle dira simplement " Parce que j'en ai ressenti l'envie soudaine" "Mais tu ne le regrettes pas ?" "Je le regretterai sûrement demain...mais j'en avais envie. Alors je l'ai fait." Doit-on la traiter d’épicurienne ?

Heureusement, cela dit, qu'elle ait cette impulsivité. Autrement, on pourrait voir Dulcinea comme une jeune femme bien trop vieille mentalement. Son père d'ailleurs le lui reprochait souvent " Pourquoi ne sort tu pas un peu avec tes amis" Car si Dulcinea avait beaucoup d'amis, cela n'empêchait pas la jeune femme de passer plus de temps chez elle ou dans des endroits confinés, tout ça parce qu'elle préférait la compagnie du calme, du silence et des livres, plutôt que celles d'Êtres vivants. Elle aimait les autres, mais à petite dose. Et lorsqu'elle sature, elle fuit, tout simplement. Ne la retenez pas lorsqu'elle est comme ça, car son besoin d'isolement risque de se transformer en insolence.

Insolente. En lisant cette description, je suis certain que personne ne s'attendait à trouver ce mot ici. Un peu comme une chaussette jaune dans une garde robe noir et blanche. He bien oui. Figurez-vous qu'elle sait l'être. Cette part de sa personnalité, personne n'a voulu, étonnement, s'en vanter "Ce n'est pas mon insolence ! C'est certain" "La mienne ? Ha non ! Je doute que j'aie passé cela un jour à ma fille" Aussi, on ne saura jamais pourquoi. Mais ce qui est sûr, c'est que si vous prenez une jeune fille maniant aussi promptement la langue de Molière, que vous y ajoutez de la vivacité d'esprit, même une pointe d'insolence seulement rendra le tout explosif. A vos risques et périls.

Car oui, évidemment, elle manie la langue avec talent. Certains étaient surpris qu'une femme de son âge, au vingt-et-unième siècle, parle encore ainsi. Mais dites-vous bien qu'elle a reçut une éducation plutôt stricte. Même si les "vieilles" familles existent de moins en moins, du moins dans les formes, il n'en reste pas moins qu'il y en a encore deux trois qui sortent du lot et essaie de faire perdurer les méthodes d'avant. Mais avouons que c'est toujours particulier de lier le modernisme et l'ancestrale.

Parce que certes, Dulcinea, dans ses gestes, ses paroles, paraît arriver d'une toute autre époque. Certains de ses amis disaient en riant qu'elle avait dût tomber d'un des livres d'histoire de la bibliothèque. Mais outre son comportement et ses paroles, elle fait tout comme une jeune femme de son âge. Discute sur les chat'room, communique par Sms, possède des comptes sur la plupart des réseaux sociaux existants. Il ne faut pas la voir comme une gosse de riche qui ne sait pas ce qu'est l'électricité.

Malgré les différents qui l'opposaient à son père, ou plutôt les ressemblances qui effrayaient son père, Dulcinea était une enfant obéissante au delà des mots. Il suffisait d'un peu d'autorité pour lui faire exécuter les tâches les plus ingrates. Dulcinea n'a jamais eu peur de mettre la main à la pâte. Active, bosseuse, pour elle, il n'y a pas de sot métier, comme il n'y aura jamais d'activités salissantes ou débilitantes. Aussi, même si elle n'est pas d'humeur où n'en a pas envie, même si c'est en râlant un peu, elle ne refusera jamais d'accomplir un devoir. Et vous pourrez compter sur elle. C'est une personne de confiance toujours très honnête.

D'ailleurs, pour conclure, son sens de l'honnêteté va jusqu'à son incapacité à mentir. Ce qui pourrait en froisser plus d'un et d'une. Mais comme elle le dit " Ne posez pas de questions dont la réponse risquerait de vous décevoir..." N'est-ce pas de l'ironie venant d'une jeune femme aussi curieuse ?




Mon histoire

Papa, papa...papa ! Regarde-moi. Dans les yeux cette fois. Juste cette fois.
Réponds. Si je disparaissais...est-ce que tu me chercherais ? ...Attends....ou est-ce que tu serais soulagé...papa...


Règle numéro un...ne jamais poser de question dont la réponse risque de nous être douloureuse.

Elle était là, installée à la longue table de bois dans ce vieux château anglais que son père avait acheté et fait rénové. Non. Elle n'était pas simplement installée comme chaque matin. Cette fois, ses yeux étaient fixes sur son père, cet homme un peu bourru ayant encore des gestes emprunt de vieux célibataire. Il aurait aimé détourner le regard, continuer de lire le journal, mais sa fille le fixait avec une telle intensité, qu'il sera obligé de lever les yeux et croiser ce regard. Non pas son regard...le sien, à elle, celle qui fut l'épouse tant aimée.

||Cette femme, Colombe d'Elm née Lefèvre, était enfant de la plus basse des cases de la société. Elle vivait avec ses parents dans une petit immeuble délabré, coincé entre les nouveaux buildings de Paris. A elle seule, elle devait rapporter de ses dures journées de travail, de quoi permettre à ses parents et elle-même, vivre. Ou du moins, survivre. Avec sa douceur et sa bonhomie naturelle, Colombe cumulait les petits boulots. Résignée, elle acceptait même les bassesses de certains patrons à la main baladeuse si cela lui permettait de mettre un peu de viande dans la soupe le soir. Car Colombe était rêveuse et espérait qu'un jour, la roue tourne. Que le vent ne la porte vers des lendemains plus glorieux. Elle rêvait qu'un jour, un prince ne vint lui dire qu'il l'aimait et ô combien elle était celle qu'il attendait depuis toujours. C'est pourquoi Colombe ne s'était jamais mariée avant Arthur et pourquoi elle n'aura jamais réellement eût d'histoire allant au-delà de la chaire. Ses parents pourtant auraient aimés la voir batifoler. Voir un regard amoureux dans ses grands yeux. Mais rien. Colombe semblait aller de déconfiture en déconfiture, toujours avec le sourire cependant. Ce qui la faisait tenir était son amour pour les livres. Tout simplement.||

La main diaphane posée sur l'anse de porcelaine, Dulcinea continuait de fixer son père. Elle l'aimait cet homme. Son entourage en était témoin. Elle l'aimait vraiment, comme elle avait aimé sa mère. Ce n'était pas le même amour que Colombe pour son époux, mais il était au moins aussi intense. Seulement, depuis qu'elle était adolescente, elle avait vu s'opérer chez celui qu'elle décrivait comme "le pilier de sa vie" un changement qu'elle aurait aimé mettre sur le compte de la vieillesse. Son grand-père lui parlait de "crise de la cinquantaine, ne t'en fais pas ma douce enfant...ne t'en fais pas...ça lui passera" mais elle n'était pas dupe. Arthur d'Elm ne la regardait plus comme avant. Il n'avait plus les mêmes gestes qu'avant. Et si elle en connaissait le pourquoi, elle en redoutait le comment.

||Arthur d'Elm est le seul héritier mâle de la famille d'Elm. Une vieille famille anglaise dont les racines se sont trouvées un peu partout dans le monde, notamment en France et en Afrique. Il ne s'était encore jamais marié. Non pas par manque d'opportunité, que parce qu'il avait tendance à être volage, batifolant d'une femme à une autre sans prendre le temps de rester pour le déjeuner. D'ailleurs, il arrivait parfois qu'il défraie la chronique en s'affichant au bras d'une prostituée connue ou d'une croqueuse de diamant détestée. Il faisait la une des tabloïds jusqu'à ce qu'un autre ou une autre héritière ne le détrône. Jusqu'à son prochain coup d'éclat. Pourtant, Arthur n'était pas un mauvais homme. Il aimait les femmes...il avait bon goût, mais pour le mauvais genre. Peut-être était-ce aussi le besoin de faire un pied de nez à son nom et sa famille ? Allez savoir...La seule chose constante pour lui était cet amour immodéré pour les livres.||

Lorsque Dulcinea avala le thé, sa gorge diaphane émit un petit bruit. Un bruit léger mais qui eût le même effet qu'un coup de tonnerre dans cette pièce où le silence règnait depuis que la jeune femme avait posé cette question...Une question toute bête auquel n'importe quel parents dirait: Mais bien sûr que je te chercherais ! Et je mourrais de ne pas te retrouver. Alors pourquoi est-ce que son père mettait tant de temps à répondre ?
"Parce que tu lui ressembles tant ma chérie...tu lui ressembles tant..."
Bien évidemment, il n'en dit rien, se contenta d'essayer de trouver la réponse adéquate.

||Arthur et Colombe n'était pas le couple auquel on put s'attendre un jour. Personne n'aurait pu prévoir que cette jeune femme aussi belle que pauvre, rencontrât un homme aussi riche qu'incapable de se fixer. Ce couple ressemblait trop aux "Il était une fois" et " Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant" des contes que tous deux semblaient apprécier. La seule différence ? Il n'y aura pas de marâtre, il n'y aura pas de fin heureuse, il n'y aura pas de dragon à combattre. Tout ce qu'il y aura au final, ce sera une enfant à chérir et qu'on fera souffrir pour les mêmes raisons.
Colombe et Arthur, c'est une librairie en commun. Lorsque l'héritier était de passage en France, il faisait un saut dans cette toute petite boutique engoncée dans une ruelle qui ressemblait tant aux coupes gorges de l'époque victorienne. Pour un anglais, c'était un endroit qui rappelait l'Angleterre et Jack l'éventreur.
Cette librairie où Colombe allait dépenser un peu d'argent. Le seul endroit où elle se le permettait. Et ce jour là, il y était entré parce qu'il pleuvait et elle parce qu'elle cherchait un livre en particulier. Le coup de foudre s'est fait lorsque leurs deux mains se sont posées sur le même livre. Et c'est à coup de roseur sur des joues féminines, de bafouillage sur des lèvres masculines, qu'ils finirent par se voir, se revoir, se revoir encore, jusqu'à ce que Colombe n'accepte d'épouser un Arthur qui semblait enfin avoir trouvé chaussure à son pied.
Adieu France, bonjour Angleterre...||

Répond papa...me regretterais-tu ? Me chercherais-tu...serais-tu soulagé

Règle numéro deux...ne repose jamais une question dont la réponse peine à sortir.

Dulcinea insistait et Arthur restait dans son siège, acculé comme un animal blessé. Il avait peur de détourner les yeux de ceux de sa fille, peur qu'elle ne se lève et l'attaque. Il voulait regarder l'heure, prétexter un rendez-vous important comme il le faisait souvent. Mais sa fille était sur le qui-vive. Il n'allait pas pouvoir échapper à cette question. "Laisse moi le temps. Du répit. Je t'en prie Dulcinea...je t'en prie" mais une fois encore, il ne répondit rien, ne dit rien, laissant la salle dans ce silence que seul brisait les tic-tac de la pendule.

||Tic-Tac...c'est une fille. On l’appellera Dulcinea comme l'héroïne du livre qui nous a rapproché. Mais Dulcinea n'est-il pas un nom un peu étrange pour une enfant qui va grandir avec des "Jennifer, Marie, Tamara " Peut-être, mais qu'importe. On est heureux, la fille est née, elle est belle comme ses parents. Même rouge et fripée, elle reste merveilleuse. Tout le monde est heureux. On aurait aimé un héritier plutôt qu'une héritière, mais tant pis. Ils pourront recommencer n'est-ce pas ?
Et Dulcinea a vu le jour. Elle sera entourée d'amour. Un amour aussi fort que si elle avait été un garçon, contrairement à ce que certains auraient tendance à croire. Cet héritier qui viendra et emportera Colombe.
C'était en Avril et le temps était pluvieux. Comme souvent en Angleterre. Arthur n'avait pas dormi de la nuit. Il savait que ce serait pour bientôt. Il n'était pas prêt. Ou alors si. Mais pas tant que ça. Et lorsqu'on lui avait annoncé que c'était une fille, il avait pleuré de joie autant qu'il pleurera de désespoir quand on lui annoncera, quelques années plus tard, le décès de son épouse.||

Dulcinea attendait. Elle aurait aimé qu'il esquisse au moins un geste, plutôt que rester ainsi, figé derrière ses feuilles de papier recyclés remplit de notes et de lettres à l'encre noir. Elle avait envie de crier. PAPA PAPA ! Mais elle était bien trop éduquée pour le faire. Et l'impulsivité, il y a des moments pour et des moments où il vaut mieux attendre...être patient. Du bout du pouce, elle faisait pivoter l'anneau d'or, la promesse de chasteté, à son doigt.

||Dulcinea passera une enfance emplie de douceur que la richesse permet. Elle sera bercée par les mêmes contes que ses parents, d'amour et de tendresse. On lui offrira les meilleurs écoles, les plus beaux vêtements, les plus beaux jouets. Elle aura tout de même droit à une éducation stricte, dans l'esprit du "On a rien sans rien". Les D'Elm n'enfantaient pas des créatures capricieuses et ils n'allaient pas commencer. Les grand-parents paternels espéraient que la fille devienne plutôt comme la mère que comme le père. Certes, Arthur était leur enfant, mais il avait tendance à cumuler des défauts dont on se passerait bien. Alors que Colombe semblait emplie de qualité que l'on rêvait de voir sur une jeune fille.
Dulcinea sera un peu de tout. Douceur, tendresse, altruisme, vivacité d'esprit, insolence...il y aura bien des choses en elle, surtout de Colombe...pour son plus grand malheur.||

Lorsqu'on entrait dans la pièce, on se contentait de passer. Car après un bonjour, si personne ne répondait, que les deux Êtres présents se regardaient en chien de faïence, il valait mieux quitter promptement l'endroit et refermer derrière soit, prévenir les autres occupants de la maisonnée qu'il valait mieux ne pas entrer là. La mèche était allumée...ne restait plus qu'à attendre qu'elle ait fait le parcours en entier....

||Dulcinea était une enfant appréciée. Les gens du coin s'accordait tous à dire qu'elle avait tout pour devenir un jour aussi belle que sa mère. Toujours polie, toujours prompte à aider son prochain, c'était agréable de passer du temps avec. Toujours le mot pour rire, le sourire aux lèvres. Et même après le décès de sa mère en couche, Dulcinea ne laissa rien paraître de son chagrin. Certains disaient même qu'elle semblait plus rayonnante qu'avant. C'était tout simplement parce qu'avant que sa mère ne rende son dernier soupir, emportant avec elle le frère que Dulcinea aurait put avoir, la petite fille lui avait fait une promesse...||

Quel que soit l'instant, quelle que soit les tourments de la vie, n'oublie jamais de sourire. N'oublie jamais de vivre. Ne le fais pas pour les autres, fais-le pour toi...

Tu te souviens papa ? C'est ce que nous avions promis à maman. Et cette phrase fit frémir Arthur. Lui si fort, lui si impassible, du moins essayant de l'être, avait la chaire de poule. Les mots, les dents, la voix de Colombe sortant du corps juvénile de sa fille. Sa propre fille. Il reposa le journal et se leva, pâle comme au jourde la mort de son épouse et entreprit de fuir les lieux. Et pendant toute cette manœuvre, il n'avait pas baissé les yeux. Il regardait Dulcinea qui reprit un peu de thé.

||Dulcinea ira dans les plus grande écoles. Au lycée, les gens apprendront à la connaître. Elle était la plus populaire. Il y avait plus belle qu'elle pourtant. Bien plus belle. Il y avait plus grandes, plus sveltes qu'elle. Il y avait plus riches qu'elle. Mais Dulcinea était celle qui avait toujours le mot gentil pour untel. Elle connaissait tout le monde par son prénom, venait vous demander avec une douceur naturelle et non pas forcée par ce que la politesse veut, si votre mère allait mieux. Si votre frère avait passé son concours, si votre sœur était parvenue à avouer ses sentiments au garçon dont elle était éprise. Tout le monde était heureux de voir que la douce, la tendre Dulcinea, non seulement était une personne fort sympathique, mais qu'en plus, elle se souvenait de ce que vous lui disiez. Elle, elle ne se contentait pas de vous écouter, elle vous entendait. Et puis n'était-elle pas cette fille qui faisait partie de plusieurs clubs ? Apportait des nouveautés pour tel groupe, des améliorations pour telle pièce. Elle avait joué un personnage secondaire dans une pièce pour l'école avec autant d'entrain que si elle avait pu prendre le premier rôle. Elle a participé activement aux activités qui pouvaient permettre aux écoles moins riches de s'acheter une aire de jeu, de s'offrir des instruments. Dulcinea était celle qui s'arrêtait le premier dimanche du mois pour aider à la soupe populaire. Et elle s’escrimait à faire le bien tout en gérant ses études et les cours de danse qu'elle prenait pour le plaisir...son propre plaisir cette fois.||

PAPA ! Ne t'enfuit pas. J'ai besoin que tu réponde...que tu me dises....est-ce que tu me chercherais si je venais à disparaître.

Le ton est haussé, elle a presque crié. Elle qui ne le fait jamais, ne se rebelle pas, ne joue pas l'insolente envers celui qui l'a élevée. Et l'homme, lui, s'est arrêté dans sa fuite. Il y était presque pourtant. Mais il s'est arrêté, la main sur la poignée de la porte.

Règle numéro trois...fait face à tes oppresseurs et dis leur la vérité. Dût elle blesser.

||Dulcinea pourtant, en grandissant, avait compris quelque chose. En entrant dans le cercle de chasteté de son école. Elle voulait une belle histoire. Elle voulait que le garçon à qui elle s'offrirait soit celui avec qui elle passerait sa vie. Son père s'était inquiété un temps qu'elle n'ait pas de petits amis. Elle avait beaucoup d'amis, plus que certains pouvaient s'en faire en une vie, mais aucun petit ami à l'horizon. Certains disaient qu'elle effrayait les hommes avec sa trop vivre intelligence. D'autres que son visage de femme donnait une impression, mauvaise toutefois, de ne jamais pouvoir la comblée. Elle souriait et semblait tout avoir dans la vie pourtant. Mais quelque chose chez elle dérangeait. Ce quelque chose qui peut-être, dérangera son propre père. Car Dulcinea, avant d'avoir seize ans, n'avait pas encore autant d'emprise sur les démons du paternel. Elle était encore une jeune femme en devenir. Pas l'ombre de la défunte Colombe. Malgré cela, son père s'éloignait peu à peu et déjà d'elle...||

Ma chérie. Suis-je forcé de répondre à une question aussi évidente ? N'importe quel parent censé te dirait qu'il...

Il s'était arrêté. Il s'était arrêté plutôt que d'énoncer un mensonge.

||Dulcinea venait d'avoir dix-huit ans. Elle étudiait avec avidité dans l'espoir de devenir, un jour, archéologue. Elle qui était si fascinée par l'histoire et ce que pouvait cacher les sols de notre planète. Elle était devenue une danseuse que l'on admirait, bien qu'elle ne pourra jamais devenir petit rat de l'opéra à cause de sa corpulence. Pas assez fine. Elle ne s'en formalisait pas. Contrairement à certaines de son âge, Dulcinea refusait de ressembler aux mannequins dans les magazines. La maigreur, très peu pour elle.
Et du haut de ses dix huit ans, elle commençait à se demander pourquoi son père était si distant avec elle. Elle avait l'habitude qu'il ne la prenne plus dans ses bras comme avant. Sa grand-mère lui avait expliqué que souvent, les pères, lorsque leur fille commençait à devenir femme, mettaient de la distance avec elle. Parce que ce n'était pas rien de voir un corps de femme chez sa propre enfant.
Et Dulcinea avait accepté cette théorie.

Arthur n'était pas seulement distant. Parfois, il posait sur elle des yeux qui la mettaient mal à l'aise. Et elle sentait que dans ces moments là, ce n'était plus elle qu'il voyait, mais Colombe. "Je ne suis pas elle" était une phrase qu'elle disait souvent. Tellement souvent que le sens de cette phrase en perdait à force de s'user. Pour des gens qui haussaient les épaules "C'est un compliment pourtant" Oui, je suis fière et contente que l'on me trouve belle comme elle. Mais je suis Dulcinea. Je ne suis pas Colombe...

Et il fallait qu'elle voit jusqu'où son père voyait Colombe. Jusqu'à quel point il ne parvenait plus à dissocier les deux femmes. Elle prit la décision d'en avoir le coeur net au petit déjeuner, après avoir lu dans le dictionnaire le mot "inceste" et sa définition. Le trouble au coeur, elle avait refermé l'épais volume. Serré les poings. "Je dois savoir."||

Pourquoi veux-tu savoir tout ça Dulcinea ! Ne parlons pas de malheur !

Parce qu'elle avait lu. Elle avait vu. Entendu aussi. A la télévision, sur internet, dans les journaux. Dans la cours de l'école, de la bouche de ses professeurs, des parents, d'autres élèves. Partout, des jeunes hommes, des jeunes femmes qui disparaissaient. On ne les retrouvait jamais. Ils disparaissaient et ne reparaissaient jamais. On ne retrouvait pas même un corps. Les parents ne pouvait pas porter le deuil. Ils se contentaient d'attendre, avec la peur au ventre, que quelqu'un ne vienne frapper à leur porte.

||Dulcinea a disparu. Comme ça, sans laisser de traces, sans laisser de mots. La famille d'Elm ne sait pas trop quoi faire. Ils appellent la police, font venir les journalistes, promettent une récompense. Les gens au lycée parle des disparitions inquiétantes. "Et si Dulcinea était l'une d'elles ?" on essaie de faire taire les rumeurs, on envoie des médiums on appelle des gens du monde entier. On crée des pages sur les réseaux sociaux. Et on s'étonne du silence résigné d'Arthur. On ne s'étonnera pas de son suicide.||

Je serais soulagé

Règle numéro quatre...Ne pleure pas lorsque tu entends cette réponse auquel tu sais...tu sais pertinemment que tu t'attendais.


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Votre âge :

24 ans

Expérience du RP :

J'ai fait de nombreuses pauses et souvent, alors je ne saurais dire exactement, mais environ, si je comptabilise en retirant les pauses plus ou moins longues, je dirais 4 ans...?
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Vous engagez-vous à respecter le règlement ?

Évidemment ! Je suis insolente, mais pas irresponsable !
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Une remarque, une question, une suggestion ?

Aucune ~<3




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Azazel

Sam 29 Aoû 2015 - 19:00
Bienvenue :)
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Sam 29 Aoû 2015 - 19:37
Merci beaucoup ~ ^ ^
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Delen

Sam 29 Aoû 2015 - 19:38
Encore une humaine! Bienvenuuue ~! J'espère que tu souffriras èwé! Faible créature...


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Invité

Sam 29 Aoû 2015 - 19:45
[Et oui, désolé, je me suis dit que j'allais voir si ça me plaisait avant de penser faire un vampyr ou autre ! (en DC si je me plais ici ^^)] U^U [merci]
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Messages : 119
Erudit
Scarocci

Dim 30 Aoû 2015 - 9:16
Il n'y a jamais assez d'humains, on ne se plaindra pas...

Bienvenue !
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Masculin
Rang : Maître
Messages : 119
Maître
Lucian-nee

Dim 30 Aoû 2015 - 10:20
Bienvenue !
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 11:26
Merci bien vous deux ! *Se sent de plus en plus comme un agneau perdu aux abords d'une forêt remplie de loup*
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Féminin
Votre âge : 45
Métier : Rebouteuse
Rang : Maîtresse
Messages : 87
Maîtresse
Astria

Dim 30 Aoû 2015 - 11:47
*rajoute un loup :)* Bienvenue, donc.
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 11:59
*Commence à avoir peur* >> Merciiiii
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 12:08
Ne t'inquiète pas, consœur humaine, le Seigneur nous sauvera de la perdition ! †
(Bienvenue : D )
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 12:10
Encore faut-il y croire...(merci *-* En passant, j'aime beaucoup le fait que ton perso soit une dévote. Ce n'est pas souvent qu'on en croise ! <3)
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 15:08
*bulle*

Bienvenue a toi. Prend pas garde aux immortels, ils se feraient bien chier sans nous ^^
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Invité
Invité

Dim 30 Aoû 2015 - 16:52
Merci beaucoup ~

Et j'ai terminé ma fiche en passant ! <3
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Rang : Maître du Jeu
Messages : 392
Maître du Jeu
Erèbe

Lun 31 Aoû 2015 - 8:04










Félicitations tu es validé !

Tu peux dès à présent faire ta demande de maître ou d'esclave, rechercher un RP ou déposer une demande d'habitation.
Les Trois Royaumes t'ouvrent leurs portes et nous te souhaitons une longue nuit de plaisirs, d'aventures et de débauches...
Bienvenue sur Erèbe !









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