[Mahr] Rhys

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Masculin
Métier : Archimage - Nécromancien
Localisation : Domaine d'Ombrelune / L'Abîme
Rang : Maître
Messages : 34
Maître
Rhys

Dim 23 Aoû 2015 - 22:07



Rhys - Elegy d'Ombrelune





Informations générales

Prénom : Rhys - Elegy
Nom : D'Ombrelune
Race : Mahr
Sexe : Hermaphrodite
Âge : 4 700 ans
Rang : Maître
Métier : Archimage / Nécromancien / Renégat
Préférences sexuelles : Bisexuel



Physique

Taille : Homme > 1,85 / Femme > 1,72
Poids : Homme >82 / Femme > 50
Couleur des yeux : Ambre
Couleur des cheveux : Ebène

Description : Quelle que soit sa tenue, Rhys s'arrange pour créer autour de lui une aura de mystère. Attiser la curiosité d'autrui et forcer les fausses interprétations l'amuse beaucoup. Il s'est nettement assombri depuis son exil toutefois, et ne revêt plus que des ensembles aussi sombres que seyants. Son visage triangulaire et ses yeux d'ambre en amandes lui donnent un air félin encore renforcé par sa démarche souple et feutrée. Sa voix semble enrobée de miel lorsqu'il s'adresse à ses pairs, mais peut également perdre toute chaleur et se révéler aussi cinglante qu'un coup de fouet. Il n'utilise presque jamais sa forme féminine, qui est toute en courbes aguicheuses pour mieux piéger les inconscients qui se risqueraient à l'approcher de trop près. Ses deux apparences partagent le même teint, la même chevelure et la même grâce aérienne. Il n'y a que lorsqu'il prend la forme de sa défunte aimée, Dolce, que ses prunelles se parent d'un froid polaire.

Mental

Trois qualités : Persévérant - Charismatique - Minutieux
Trois défauts : Hautain - Colérique - Cynique

Description : Rhys fut amoureux de tous les vices possibles et imaginables avant de sombrer dans l'abîme du manque créé par son amour perdu. Il n'est maintenant qu'avidité et rancœur, prêt à tout pour retrouver cet état si particulier dans lequel l'a plongé son histoire trop brève. Son caractère s'est aigri avec le temps, mais en de rares occasions réapparait parfois une lueur dans ses yeux, annonciatrice de tempête à venir.




Mon histoire

Acte I : Aurore – L’Âge d’or :

Il y a près de quatre mille ans de cela, le bruit et l’effervescence de l’Abîme servaient encore de terrain de jeu à Rhys d’Ambresang. Le mahr, fantasque et excentrique, n’aimait rien de plus que faire jaser la noblesse et tout prétexte lui était bon pour se faire remarquer de la plus mauvaise manière qui soit. Fils unique et choyé, sa famille lui passait tous ses caprices sans sourciller, n’exigeant en contrepartie que la présence du mahr aux réceptions et autres mondanités.

Avec la vitalité et la fougue de la jeunesse pour excuses, il se permettait toutes les originalités possibles sans jamais avoir à en payer le prix.

Son nom était dans toutes les bouches, ses exploits étaient connus de tous et si, publiquement, il traînait sans honte sa réputation de personnage insolite, ses tendances sulfureuses lui ouvraient en secret bien nombre de portes. Rien ne lui était tabou, et il était de notoriété publique qu’il mangeait à toutes les tables, fait lui attirant autant de sympathie que d’inimitiés.

Acte II : Crépuscule – Du sang dans les cendres :

La gloire est éphémère, et tout ce qui brille n’est pas destiné à la pérennité. La popularité de Rhys ne faiblissait pas, mais le mahr lui-même finit par se lasser de ses propres excès.

Sans pour autant devenir sage, il limita peu à peu ses sorties et ses écarts, réduisant de façon notoire la myriade d’ennuis qu’il laissait dans son sillage. Son père, ravi par ce revirement, en profita pour l’entretenir de certaines affaires importantes, qui permettraient au fils de reprendre le flambeau une fois l’heure venue pour ses parents de se retirer.

La place devait être tenue, et le nom de la famille protégé des bassesses courantes entre membres de la noblesse.

Cependant, Rhys était bien plus intéressé par les nombreuses esclaves de son père, que par les informations que ce dernier tenait à lui transmettre, et lorsqu’il reçut sa première esclave personnelle, il se désintéressa complètement des activités familiales.

Que lui importait d’avoir un titre et un domaine quand, dans les yeux de la jeune femme qu’on lui avait offerte brûlaient la promesse des flammes de mille enfers.

Sa première tactique fut de laisser le temps au temps, sa fierté lui assurant qu’elle finirait bien par lui céder. Elles lui cédaient toutes. Cette démarche n’eut aucun succès et, six mois durant, Rhys vit ses avances repoussées par une moins que rien, une humaine, une marchandise ne devant la vie qu’à son bon vouloir.

La colère pris le pas sur la patience, et il changea de méthode. Si les caresses ne pouvaient venir à bout de la rétivité de son esclave, le fouet et le jeûne y parviendraient, eux.

Là encore, l’échec fut complet, et le mahr dû cesser ses tortures pour ne pas ôter la vie à celle qui en faisait l’objet.

L’orgueil a cela de terrible qu’il force la ténacité et égare la raison : plus l’humaine lui résistait, plus l’immortel la désirait, sans qu’il ne puisse pour autant se résoudre à la contraindre. Il ne cessait d’essayer de la toucher et de l’atteindre, mais se refusait à se nourrir d’elle ou à abuser de son corps contre son gré.

La faiblesse de la condition humaine le fascinait et l’effrayait tout à la fois. Lui qui ne s’était jamais inquiété de la mort et ne s’était jamais soucié de l’avenir apprenait la peur des lendemains, l’incertitude et la crainte de la solitude.

Il s’était mis, bien malgré lui, à aimer cette humaine irrésistible, mais chaque fois que le mahr osait plonger son regard dans celui de la jeune femme, il n’y lisait que peur et mépris. Dolce, comme il l'avait appelée, honnissait cet être qui s’était imposé à elle et se targuait de pouvoir diriger sa vie et, à chaque effort qu’il faisait pour se faire apprécier d’elle, elle ne l’en haïssait que davantage.

Acte III - Ténèbres – La Mort Blanche :

Arriva bien un jour où, à force de déceptions et de tentatives ratées, le mahr n’y tint plus. Son corps et son esprit, avides, réclamaient leur dû, et lorsqu’il rejoignit l’esclave, il perdit tout contrôle. Il la prit de force, accomplissant ce qu’il s’était toujours refusé et renforçant son pouvoir en ingérant les émotions de l’humaine. Cela n’arriva qu’une fois, une seule fois, qui pourtant suffit.

Le ventre de la jeune femme commença à s’arrondir, et le mahr, stupéfait, songea enfin à la progéniture que son acte allait lui donner.

Avec tout autant de surprise, il remarqua que, loin de loin de le maudire, l’humaine semblait s’adoucir à son égard et il put rapidement avoir avec elle de vraies conversations. Le voile était levé. Ils se rapprochèrent autant que leurs différences le leur permettaient, et apprirent enfin à se découvrir l’un l’autre, sans que la haine ne vienne s’interposer.

L’amour que Rhys éprouvait déjà pour Dolce s’intensifia, le plongeant dans cet état étrangement éthéré qu'il n'avait jamais éprouvé et, durant un temps, elle sembla le lui rendre. Elle lui parla de la Terre, dont elle était issue, et de ce que signifiait un tel changement de situation pour une humaine n’ayant connu que la liberté.

La capture, la rupture avec tous les êtres chers et tous les repères connus. Le choc, la terreur d’un monde inconnu où aucune règle ne correspondait à celles qu’elle avait connues. L’adaptation ensuite, la survie, surtout. L’acceptation partielle d’une existence vécue comme celle d’une étrangère. La reddition, jamais.

Dolce était fière, farouche, sauvage, et c’était sans doute cette étincelle de défi qui illuminait en permanence ses prunelles de jade qui avaient en premier lieu accroché l’intérêt de Rhys. Tout sembla aller pour le mieux durant un temps. Le couple, que le bonheur isolait aussi sûrement qu'une cage dorée, ne craignait plus l'avenir.

Cependant, quelques mois plus tard, alors que l’accouchement approchait, Dolce disparut sans laisser de trace et sans qu’aucun esclave ne puisse indiquer comment elle s’y était prise. Fou de rage et de chagrin, le mahr laissa libre cours à sa colère et entreprit de fouiller lui-même l’intégralité de l’Abîme. Sans résultat.

Le cadavre de son aimée fut retrouvé quelques jours plus tard non loin des portes de la cité, parfaitement conservé par la glace qui lui avait servi de linceul.

Rhys ne comprit jamais ce qui avait pu pousser Dolce à s’enfuir après l’évolution de leur relation mais sa disparition eut sur lui le plus radical des effets.

Il devint taciturne, maussade, et sa voix si sensuelle se chargea d’amertume. Son caractère enjoué et provocateur se nimba d’une noirceur effrayante, au point que même les membres de sa famille se mirent à le craindre. Reclus, solitaire, n'ayant plus gout à rien, il fit bâtir une tour loin de la ville, puis quitta la ville et tous ses mensonges, tournant définitivement le dos à tout ce en quoi il avait cru.

Une fois installé, Rhys pris le nom d’Ombrelune en mémoire de ces nuits où les rayons blafards de l’astre venaient jouer sur les remparts de l’Abîme et où il les contemplait, émerveillé, Dolce blottie contre lui. Il renia par la même occasion jusqu’aux racines de ses origines, pour n’être plus que Rhys d’Ombrelune, archimage auto-proclamé et maître du domaine du même nom.

L’esclavage lui étant devenu insupportable depuis la perte de son adorée, il qualifia de « serviteurs » les trois couples d’humains qu’il avait emmené avec lui, et leur expliqua que désormais, bien qu’ils soient à son service, ils ne seraient jamais forcés de quoi que ce soit à condition d’accepter qu’il se nourrisse de leurs émotions de temps à autre. Aussi effrayés que ravis, les humains acceptèrent, et c’est ainsi que le long exil commença.

Si le mahr, que la tristesse rongeait comme le pire des acides ne s’était pas donné la mort, c’était bien parce que dans sa folie aveugle et désespérée, il pensait encore trouver un moyen de ramener son aimée. Dans le monde des Immortels, il devait bien exister un endroit, une créature, un artefact, n’importe quoi capable de ressusciter ce qui n’aurait jamais dû mourir et nombre de légendes couraient sur de possibles retours à la vie. Ne tenait plus qu’à lui de démêler anciens mythes et chimères, afin de faire sien le miracle espéré.

Enfermé dans son donjon, ne s’occupant plus de rien d’autre que de sa quête, il laissa les années passer les unes après les autres, puis les siècles, sans lever le nez de ses recherches. Il lui arrivait parfois d’envoyer un convoi protégé à l’Abîme pour ramener de nouveaux esclaves qu’il affranchissait aussitôt arrivés, leurs demandait quelques nouvelles du monde, puis les laissaient ensuite livrés à eux-mêmes et aux autres domestiques.

Le dressage ne l’intéressait pas, et il se contentait de mettre en garde les nouveaux arrivants contre la fin funeste à laquelle ils s’exposaient en se risquant dehors. Ainsi, l’histoire de son deuil et de son rêve impossible se transmirent chez les humains de son domaine, de génération en génération.

Ombrelune, lentement, tombait en ruine, et l’archimage dans sa tour n’en avait cure.


PROLOGUE

Gretta montait péniblement les escaliers menant à la plus haute partie de la tour. Son souffle se coinçait dans sa gorge à mesure que la vieillarde gravissait les marches, et la courbure de son dos fatigué se renforçait inexorablement.

Dans ses mains ridées et tremblotantes, elle tenait un plateau, sur lequel se côtoyaient une coupe de cristal et un bol dans un équilibre précaire.

Inlassablement, Gretta avançait. Les planches grinçaient désagréablement à ses oreilles et le vent qui hurlait sauvagement dehors la faisait frissonner. Une odeur de moisi flottait dans l’air, se renforçant à mesure qu’elle progressait dans les hauteurs.

Le Maître lui avait commandé son dîner, comme chaque soir, et comme chaque soir, la vieille servante accomplissait son périple quotidien, empruntant un chemin qu’elle aurait pu suivre sans mal les yeux fermés.

Elle était l’une des plus vieilles humaines du domaine, et ce statut lui conférait une certaine respectabilité aux yeux des autres serviteurs, plus jeunes et arrivés plus récemment.

Elle avait ainsi gagné le droit exclusif de s’occuper du repas du maître et de le lui monter dans ses quartiers dès qu’il faisait tinter la cloche spécifiquement installée dans les profondeurs, dans la zone dédiée aux domestiques.

Si les serviteurs étaient pléthore, rares étaient ceux pouvant se targuer d’avoir ne serait-ce qu’avoir aperçu le maître. Surtout ces derniers temps.

Gretta sentait bien que quelque chose se tramait, qu’il avait enfin mis la main sur un élément décisif, mais son grand âge lui avait lié la langue, l’empêchant de parler de sa découverte à qui que ce soit. Peu importait d’ailleurs, car dans ses orbites profondément enfoncés, son regard luisait toujours de cette petite flamme caractérisant l’intelligence. Gretta savait.

Très bientôt, les choses allaient changer, son instinct le lui soufflait, et en quelques quatre-vingt années d'existence, il ne l'avait jamais trompée.

"On murmure dans les sous-sols que le coeur du Maître a cessé de battre il y a de cela des siècles, mais je sais bien, moi, qu'il a encore plus d'un tour dans son sac." marmonna-t-elle en s'adressant aux courants d'air l'environnant de toute part.

L’ancêtre parvint enfin au dernier pallier, et trottina le long du corridor qui menait à la chambre de son maître. Elle marqua une pause devant la porte massive, reprenant à coup de grandes inspirations sifflantes son souffle erratique, et s’annonça en frappant trois fois, comme en convenait le signal.

La voix doucereuse lui répondit d’entrer, ce qu’elle fit sans précipitation. Les années lui avaient appris que le maître aimait prendre son temps, et détestait par-dessus tout la moindre agitation dans ce qu’il considérait comme son sanctuaire.

La chambre, haute de plafond, accusait elle aussi le poids des ans. Les tentures ornant les murs s’étaient affadies, les toiles exposées avaient perdu tout leur éclat, et les vitres donnant sur l’extérieur ne montraient rien d’autre qu’une étonnante couche de crasse. Gretta avait bien proposé au maître de rafraichir la pièce, mais il avait toujours refusé avec une véhémence qui, lorsqu’elle le prenait, rappelait le tyran qu’il avait été en des temps bien éloignés.

Elle n’ignorait pas grand-chose du passé de son propriétaire et de faits s'étant déroulés des millénaires avant sa propre naissance. Gretta n’avait jamais connu l’Abîme, le territoire de ceux qui, comme son maître, manipulaient la magie et lui faisait revêtir toute sorte de formes, mais elle en avait entendu parler bien des fois.

Les splendeurs de la ville lui avaient été contées, et les excentricités de Rhys d'Ambresang, comme il se nommait à l'époque, avaient fait l’objet de nombreuses controverses. Il en parlait quelques fois, lorsque son humeur naturellement sombre s’éclaircissait l’espace de quelques minutes. La vieille servante fermait alors les yeux, s’imaginant dans la peau d’une jeune esclave promise à une vie de grandeur et de vice aux côtés d’un des puissants de ce monde.

A peine avait-elle franchi la porte que le mahr, bien plus agité que de coutume, lui prit son plateau des mains. Il souriait, d’un sourire qu’elle ne lui avait jamais vu et qui éclairait ses traits fins habituellement déformés par un rictus amer. Il se dressait devant elle de toute sa haute stature, et ses vêtements ne présentaient pour une fois pas la moindre trace de poussière.

Le pourpoint grenat qu’il portait, orné de fils d’argent mettait en valeur sa musculature sèche et sa chevelure d’ébène tout en faisant ressortir la teinte dorée de ses prunelles.

Tout air de folie l’avait quitté, et son regard brûlait d’un feu enthousiaste. Il serrait une liasse de papier dans sa main gauche, et tenait le plateau qu’il venait de lui prendre de l’autre.

« J’ai trouvé ! Gretta, ma chère, ma si longue attente va prendre fin ! » Clama-t-il en serrant affectueusement l’épaule de l’humaine, au risque de la lui broyer.






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Votre âge :

25

Expérience du RP :

Quelques années
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Vous engagez-vous à respecter le règlement ?

Hell yeah !
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Une remarque, une question, une suggestion ?

TC !




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Lun 24 Aoû 2015 - 1:22










Félicitations tu es validé !

Tu peux dès à présent faire ta demande de maître ou d'esclave, rechercher un RP ou déposer une demande d'habitation.
Les Trois Royaumes t'ouvrent leurs portes et nous te souhaitons une longue nuit de plaisirs, d'aventures et de débauches...
Bienvenue sur Erèbe !









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